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Diane Gauthier : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Dans le cadre de ce colloque, nous proposons de discuter de la formation scientifique des enseignantes du primaire en lien avec les stratégies pédagogiques déployées pour l'enseignement des disciplines associées aux STIM. Selon Mukamurera et Gingras (2005), la formation initiale des futurs maitres doit permettre de donner les outils nécessaires à l'exercice de la profession. En fait, selon Lafortune et Fennema (2003), ces enseignantes ont une formation scientifique plutôt élémentaire tant sur les concepts reliés à ces disciplines que sur la didactique même. D'autre part, il est mentionné par Saint-Jacques, Chené, Lessard et Riopel (2002) et le MELS (2006) que les enseignantes du primaire éprouvent un certain malaise à accorder une place significative aux contenus notionnels reliés aux STIM. Par ailleurs, il est prouvé que ce manque de confiance en elles risque d'engendrer une fragilité voire une certaine insécurité face à l'enseignement de ces disciplines au quotidien (Minier et Gauthier, 2006). Considérant que l'école est le premier lieu où les jeunes sont mis en contact de manière explicite avec les STIM (MEQ, 2001), il est pertinent de s'attarder aux stratégies pédagogiques mises en place par des enseignantes, dans un contexte de formation continue, afin de développer davantage leur rapport au savoir scientifique.
Depuis quelques années, la pénurie de main-d’œuvre dans des secteurs reliés aux mathématiques, aux sciences, à l’ingénierie et aux technologies se fait sentir au Québec et ailleurs. Une étude sur l’évolution des effectifs étudiants universitaires (Sévigny et Deschênes, 2007) montre à ce propos que les filles délaissent particulièrement ces domaines depuis le début des années 2000. Selon plusieurs auteurs (Alaluf et al., 2003; Gaudet et Lapointe, 2008; Lafortune et Landry, 2008; Guay et Provencher, 2010; Fortier, 2008; Lafortune, 2010; Mujawamariya, 2010), ce problème de la relève scientifique chez les jeunes filles et les femmes en STIM serait attribuable à divers facteurs. Il prendrait d’ailleurs sa source dans cinq facteurs principaux, soit : 1) les pratiques enseignantes à tous les ordres scolaires; 2) la formation à l’enseignement à l’université; 3) la formation scientifique dans les disciplines rattachées aux STIM; 4) les politiques gouvernementales; 5) la collectivité comprenant les familles, les médias et la population en général.
Ces facteurs s’articulent autour de cinq axes, qui alimenteront notre réflexion et nos discussions dans le cadre du colloque.
Ce colloque de l'Affestim a pour thème "Les filles et les femmes en STIM : À qui la responsabilité?".
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