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Il est souvent évoqué que les cours de physique au niveau postsecondaire proposent aux étudiants des problèmes mis en contexte essentiellement par des expériences associées à la masculinité (ex: les objets techniques, les sports ou les activités militaires (Holme et al., 2003; Murphy, 1990; Srivastava, 1996). Conséquemment, il peut s'avérer plus difficile pour les femmes de dégager un sens et une utilité à l'apprentissage de la physique (Murphy & Whitelegg, 2006) et cela expliquerait en partie leur sous-représentativité. Cette recherche mesure la réponse émotionnelle (emotional arousal), notamment par activité électrodermale, d'étudiants réalisant des exercices de physique dont certains sont contextualisé de manière plus traditionnelle, alors que d'autres reflètent des intérêts plus humanistes (ex : applications médicales, environnement). Ces derniers contextes sont reconnus comme suscitant mieux l'intérêt des femmes (Duit et al.,1992;Hart, 2002;Hoffmann, 2002). Les résultats en cours d'analyse seront présentés dans la perspective de comparer la réponse émotionnelle selon le sexe et selon le type de contexte. La recherche vise à fournir des pistes de recommandations sur l'approche contextualisée en enseignement de la physique dans le but de favoriser une participation plus équitable entre hommes et femmes dans ce domaine. La communication permettra de présenter sous un angle novateur l'expérience d'apprentissage en physique à l'aide de données neuroaffectives.
Depuis quelques années, la pénurie de main-d’œuvre dans des secteurs reliés aux mathématiques, aux sciences, à l’ingénierie et aux technologies se fait sentir au Québec et ailleurs. Une étude sur l’évolution des effectifs étudiants universitaires (Sévigny et Deschênes, 2007) montre à ce propos que les filles délaissent particulièrement ces domaines depuis le début des années 2000. Selon plusieurs auteurs (Alaluf et al., 2003; Gaudet et Lapointe, 2008; Lafortune et Landry, 2008; Guay et Provencher, 2010; Fortier, 2008; Lafortune, 2010; Mujawamariya, 2010), ce problème de la relève scientifique chez les jeunes filles et les femmes en STIM serait attribuable à divers facteurs. Il prendrait d’ailleurs sa source dans cinq facteurs principaux, soit : 1) les pratiques enseignantes à tous les ordres scolaires; 2) la formation à l’enseignement à l’université; 3) la formation scientifique dans les disciplines rattachées aux STIM; 4) les politiques gouvernementales; 5) la collectivité comprenant les familles, les médias et la population en général.
Ces facteurs s’articulent autour de cinq axes, qui alimenteront notre réflexion et nos discussions dans le cadre du colloque.
Ce colloque de l'Affestim a pour thème "Les filles et les femmes en STIM : À qui la responsabilité?".
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