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Virginie Martel : UQAR - Université du Québec à Rimouski
En sciences humaines, la lecture est un passage généralement obligé, un moyen par lequel les élèves peuvent approcher les réalités sociales et territoriales. Bien que la société d'aujourd'hui multiplie les médias de communication, la lecture de documents de type plus traditionnels, dont l'omniprésent manuel scolaire, demeure encore une pratique prépondérante dans les classes. Loin d'être facile, cette lecture est une tâche complexe qui entraine un grand nombre de difficultés et rebute plusieurs élèves. Afin de mieux comprendre les enjeux liés à l'utilisation (incontournable) de la lecture en sciences humaines, cette communication présente une synthèse des résultats d'une recherche menée au cours des deux dernières années auprès de 220 élèves de 6e année primaire. Les résultats obtenus nous invitent à réfléchir au choix des documents offerts à lire en sciences humaines , à l'usage qu'en font les enseignants et les élèves et au soutien en lecture (nécessaire mais difficile) qu'il importe de mettre en place. Toutes ces dimensions sont explorées au regard de l'appropriation par les enseignants de la portée de la lecture en sciences humaines, de la motivation des élèves et de leur compétence à lire pour apprendre dans le contexte de l'enseignement-apprentissage des sciences humaines.
Le sujet de ce colloque s’inspire de l’ouvrage publié à la suite du colloque tenu à l’ACFAS en 1991, sous la responsabilité d’Yves Lenoir et de Mario Laforest : L'enseignement des sciences humaines au primaire : développement, sous-développement ou développement du sous-développement? Ce colloque vise à faire le point sur la réflexion et la recherche sur la formation enseignante, l'enseignement et l'apprentissage de la géographie, de l’histoire et de l’éducation à la citoyenneté (GHEC) au Québec, une dizaine d’années après la mise en vigueur du Programme de formation de l’école québécoise, éducation préscolaire et enseignement primaire (PFEQ). Il vise à faciliter l'échange et la recherche concertée entre les didacticiens québécois en collaboration avec le milieu scolaire et ministériel, et à dresser un portrait exploratoire de la situation par le partage de recherches et de réflexions s’y rapportant. Ce point d’arrêt est fondamental, car le nouveau programme a réformé de façon importante les visées assignées à la géographie et à l’histoire, en les complétant d’une nouvelle discipline : l’éducation à la citoyenneté. De plus, il inscrit l’interdisciplinarité au cœur de ce domaine et des apprentissages qui peuvent en résulter. Compte tenu de ces aspects novateurs, un ensemble de questions se posent. À titre d’exemple : Jusqu’à quel point les futurs enseignants et les enseignants en exercice se sont-ils approprié le programme? Quels sont les besoins des enseignants en formation continue? Quelles pratiques ont-ils développées? Mettent-ils en œuvre la démarche de recherche et de traitement de l’information préconisée pour le développement des compétences? À quels obstacles font-ils face? Les élèves maîtrisent-ils les raisonnements historique et géographique? Quels sont les apprentissages réalisés par ces derniers?
Thème du colloque :