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Yves Carignan : Collège Montmorency
Souvent sur le gril, la pression en hausse, le point d'ébullition quelquefois atteint… Contrairement à notre expertise en matière de sirop d'érable, nous n'avions pas de recette toute faite pour gérer cette crise dont l'ampleur fut sans précédent en marquant l'histoire du Québec. Cependant, comme pour toute recette il nous a fallu mesurer, doser, tenter certaines choses et se surprendre quelquefois… Nos premières préoccupations : notre mission éducative et le bien- être de notre population étudiante. Comment composer avec cette population aux idéologies parfois diamétralement opposées? À travers plusieurs efforts pour résoudre ce conflit, autant de la part de l'Association étudiante que de l'administration du Collège, des apprentissages et des solutions ont émergé. Ainsi, cette conférence propose diverses voies, à trois moments forts pendant ce printemps 2012 soit avant, pendant et après le conflit étudiant en sachant que cette période d'instabilité a entraîné des impacts importants sur le plan des services aux étudiants.
Le présent colloque, le 10e organisé par le Consortium d’animation sur la persévérance et la réussite en enseignement supérieur (CAPRES) dans le cadre du Congrès de l’Acfas, vise à esquisser un premier bilan des effets des luttes étudiantes de l’année 2012 sur la persévérance et la réussite au collège et à l’université. À cette fin, le colloque entend donner la parole à des étudiants, à du personnel de première ligne qui leur fournit divers services, à des professeurs, à des responsables académiques et à des chercheurs qui s’intéressent aux conditions facilitant la persévérance et la réussite. Le mouvement de protestation étudiante qui s’est étalé sur plus de six mois, de février à septembre 2012, a perturbé le calendrier des études postsecondaires de plusieurs sessions (hiver, été et automne 2012, et hiver 2013). Les cégeps et les universités concernés par cette perturbation ont mis en œuvre des mesures exceptionnelles pour permettre à leurs étudiants de rattraper un retard considérable dans les meilleures conditions possibles. Cependant, les médias traditionnels ont surtout insisté, dès le mois d’août, sur ce qu’on peut appeler les dommages collatéraux des luttes étudiantes : taux de réussite en baisse, abandons déclarés ou non, particulièrement chez les étudiantes et les étudiants déjà identifiés comme plus vulnérables. Le personnel de première ligne exprimait déjà ses inquiétudes au printemps dernier, mais il travaillait aussi à mettre en place divers dispositifs d’accompagnement impliquant souvent une collaboration plus intense que jamais entre cégeps et universités. Loin des discours catastrophistes, le colloque sera aussi l’occasion de s’interroger sur le contexte sociopolitique de l’accès aux études postsecondaires, de la persévérance et de la réussite. Le colloque sera suivi du lancement de l’ouvrage intitulé L’accessibilité aux études postsecondaires : un projet inachevé, produit par un collectif international pour marquer le 10e anniversaire du CAPRES.