pen icon Colloque
quote

Quels développements pour quelles transmissions de savoirs? Une approche génétique des médiations

AB

Membre a labase

Alexandre Buysse : Université Laval

Résumé de la communication

L'appropriation d'un savoir permet de nouvelles acquisitions de connaissances qui n'auraient pas été envisageables sans cette intériorisation préalable. Nous nous demandons dans quelle mesure de nouveaux savoirs entraînent l'élaboration de processus différents. En effet, ceux-ci ne diffèrent pas nécessairement entre un jeune adulte et une personne âgée. Or, si les savoirs étaient le seul vecteur du développement, les processus devraient être plus élaborés chez le sujet disposant de beaucoup de connaissances. Les savoirs ne sont donc pas seuls à l'œuvre à moins de réduire tout développement à un processus incrémental ou maturationnel. Dès lors que des médiations sont nécessaires à l'intériorisation du savoir, quel potentiel ont-elles d'influer le processus plutôt que le savoir ? Pour cela, nous distinguons dans les outils psychologiques, la part « informative » de la part « processuelle ». La part « informative », un véritable « quoi » qui permet l'élaboration du « nouveau » par le sujet, consiste notamment dans les concepts nécessaires à l'intériorisation, et la part « processuelle », un véritable « comment » qui propose des processus éventuellement nouveaux, consiste en différentes modalités des médiations proposées lors de la transmission. Nous interrogeons ainsi les propriétés mêmes du développement dans une perspective génétique et posons la question de quel genre de développement permettent la transmission du savoir et des médiations.

Résumé du colloque

Le morcellement des champs d’investigation en psychologie du développement et en didactique résulte en une absence de débats et d’investigations ouvertes, tout en acceptant, sans les remettre en question, certains paradigmes (Horowitz, 1987; Resnick, 1996). Pourtant, les recherches se poursuivent et les apports se multiplient (Eich, Kihlstrom, Bower, Forgas et Niedenthal, 2000; Karpov, 2005; Kozulin, Gindis, Ageyev et Miller, 2009; Meltzoff et Prinz, 2002; Valsiner, 2005; Van Oers, Wardekker, Elbers et van der Veer, 2008). À la lumière de ces avancées spécialisées, ce colloque se veut l’occasion de relancer le débat sur les rapports entre l’apprentissage et le développement humain dans ses différentes dimensions, tant cognitives qu’émotionnelles. Nous cherchons ainsi à dégager des fondamentaux dans les processus d’apprentissage/développement à différents âges, de l’enfance à l’âge adulte, et dans différents contextes, de la famille à la formation professionnelle en passant par la scolarité obligatoire.

Ce colloque vise à permettre d’amorcer une remise en question des liens entre l’apprentissage et le développement selon trois grands axes de recherche : 1) Comment peut-on aborder et conceptualiser les processus de développement humain et leur lien avec l’apprentissage à la lumière des nouvelles avancées expérimentales et théoriques? 2) Quels sont les points communs entre les divers modes d’intervention sur les processus d’apprentissage et de développement à diverses étapes du développement et dans différents contextes (scolaires, professionnels, formels, informels)? 3) Comment peut-on prendre en compte la conceptualisation des rapports entre apprentissage et développement, dans le champ de la didactique?

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
manager icon Responsables :
Alexandre Buysse
section icon Date : 9 mai 2013

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :