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Réflexions au sujet de la migration du labeur des soins maternels : le dilemme des nounous

RC

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Ryoa Chung : Université de Montréal

Résumé de la communication

Dans le cadre de cette présentation, nous discuterons du phénomène contemporain de la migration du labeur des soins maternels ou, en d'autres termes, du problème des « nounous ». En effet, de plus en plus nombreuses sont les femmes ressortissantes d'autres nationalités qui viennent migrer dans les pays les plus riches de l'Occident afin de trouver du travail domestique. Parmi ces femmes provenant de pays plus défavorisés, on dénombre un nombre important de « nounous » qui ont délaissé leurs propres enfants derrière elles afin de pouvoir trouver un emploi mieux rémunéré en s'occupant des enfants d'autres femmes occidentales mieux nanties. Certaines de ces dernières embauchent des nounous afin de poursuivre elles-mêmes des carrières professionnelles et en tentant ainsi de concilier travail et maternité. Ce phénomène de société commence à être de mieux en mieux connu et documenté et soulève, d'un point de vue philosophique, des questions relatives aux inégalités socioéconomiques à l'échelle internationale, de même que des questions relatives aux inégalités touchant la condition des femmes. Cette présentation tentera d'identifier certaines de ces questions fondamentales et portera en particulier sur des perspectives féministes d'analyse en vue d'apporter des pistes de réflexion.

Résumé du colloque

Nous nous souvenons tous de cette phrase assassine qui clôturait les Thèses sur Feuerbach de Marx et Engels : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c’est de le transformer. » Loin d’en entériner d’emblée le constat, la Société de Philosophie du Québec (SPQ) voudrait plutôt, pour son Congrès 2013, convier les philosophes de tous horizons à réfléchir et échanger sur la manière dont la philosophie a, de tous temps, compris son efficace sur le monde. Que le moteur de l’acte de philosopher soit de transformer celui qui en est l’auteur, celui à qui il s’adresse ou encore l’objet qu’il se donne, on ne saurait douter que la philosophie même lorsqu’elle interprète le monde, cherche toujours à le transformer, lui ou ses habitants. À moins, bien sûr, que la philosophie ne soit que le reflet des changements qui s’opèrent dans le monde dont elle est issue…

S’agit-il, comme dans le cas des tentatives qui visent à définir la « vie bonne », de fournir les conditions de possibilité d’une maîtrise ou d’une production de soi, alors la philosophie se donne comme remède, hygiène, exercice ou démarche créatrice. Pour les philosophies qui prennent pour objet les pratiques sociales et les normes sur lesquelles elles s’articulent, c’est leur propre teneur théorique qui prend valeur de praxis dans un effort pour « changer la façon commune de penser » (Denis Diderot). Ainsi, qu’elle demeure purement critique ou qu’elle se donne pour fondatrice de normes nouvelles, la philosophie, toujours, cherche à atteindre les institutions qui fabriquent le sujet ou qui structurent ses relations au monde ou aux autres et d’en ébranler la légitimité.

Les questions qui sont ouvertes par ce thème sont nombreuses et cherchent à rendre possible la constitution d’échanges féconds entre philosophes issus de toutes les spécialisations et de toutes les écoles.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 9 mai 2013

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