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Transcontinentalité et considérations écologiques – Réflexions sur les Itinéraires botaniques dans l'Île de Cuba du frère Marie-Victorin

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Hélène Destrempes : Université de Moncton

Résumé de la communication

Bien qu'il soit d'abord connu pour son rôle déterminant dans la création du Jardin botanique de Montréal (1931) et la publication de la Flore laurentienne en 1935, le frère Marie-Victorin, de son vrai nom, Conrad Kirouac, incarne, à plus d'un titre, l'évolution des discours et de la société canadienne-française à partir des années 1920. Écrivain prolifique (contes, essais, traités scientifiques) et botaniste renommé, il s'implique à la fois dans la défense du patrimoine canadien-français et la promotion de l'apprentissage des sciences naturelles au Québec. C'est dans le cadre de ses activités scientifiques, qu'il se lie avec d'éminents botanistes américains et développe un intérêt tout particulier pour Cuba, où sa communauté a établi une mission en 1905. En compagnie du frère Léon, qui a fait de cette île son pays d'adoption, et avec lequel il correspond pendant plus de trente ans, Marie-Victorin visite à plusieurs reprises cette «perle des Antilles» et rédige avec son collègue, un ouvrage en trois volumes sur la flore cubaine, où s'entremêlent constatations scientifiques et considérations socio-politiques. Dans le cadre de cette communication, il sera plus particulièrement question de cette dimension transcontinentale des écrits de cet auteur et de la qualité ontologique de son attachement à Cuba, qui se présente à la fois comme un refuge et un observatoire à distance, d'où il étudie l'homme et son milieu de part et d'autre de l'Amérique.

Résumé du colloque

L’analyse comparative des liens entre l’Amérique latine et le Québec s’est surtout développée depuis les années 1990, dans les domaines de l’historiographie, du littéraire, de l’étude des identités amérindiennes. L’analyse des rapports entre le Québec et l’Amérique latine a tiré profit des travaux effectués par des chercheurs latino-américains, notamment brésiliens, sur le Québec et sur les bases d’un comparatisme interaméricain. Les échanges universitaires se sont depuis multipliés avec des centres de recherche et des groupes d’études, si bien qu’une structure institutionnelle assure la continuation de ces rapports. On s’est moins penché sur le sens à donner à ce nouveau pan des études sur l’ouverture du Québec au monde. Quelle signification procède de cette institutionnalisation des échanges ? Comment comprendre les développements récents d’un dialogue Amérique latine/Québec ? Quels sens ont eu les transformations économiques, culturelles et sociales des derniers 30 ans sur ce dialogue ? Quels sont les antécédents de cette discussion ? Quels sont les prismes de lecture comparée ? Quel est le rôle des politiques dans la direction des échanges ? Comment intégrer les outils théoriques latino-américains pour analyser des productions du continent ? Dans ce colloque interdisciplinaire, nous aborderons ces questions, pour comprendre comment le savoir universitaire, la création artistique, les politiques sociales et culturelles, les définitions identitaires (autochtonie, métissage, migration), produits au Québec sont transformés par le détour latino-américain, qu’il prenne le chemin du comparatisme, des transferts culturels ou d’une spécialisation autour du sous-continent. En effet, avec l’essor de nouvelles générations de chercheurs latino-américanistes, quel est l’impact sur le Québec d’un savoir sur une aire distincte pourtant vue dans une perspective de concomitance ? Nous sommes particulièrement intéressés à considérer l’impact de ce dialogue sur les enjeux autochtones.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
manager icon Responsables :
Michel Nareau
section icon Date : 9 mai 2013

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