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Mélanie Bourque : UQO - Université du Québec en Outaouais
L'entrée des femmes sur le marché du travail, en lien avec les transformations socio-économiques et les objectifs politiques propres à la transformation de la protection sociale dans les pays développés, ont amené de nouvelles réalités de vie pour les familles. L'augmentation significative du modèle de la famille à double revenu et le nombre croissant de cheffes de familles monoparentales en emploi le démontre bien. Ces phénomènes ont engendré des difficultés pour les familles qui doivent conjuguer travail et vie familiale. Dans le présent article, nous montrons que la politique familiale mise en place par le gouvernement québécois depuis 1997 a libéré du temps pour que les femmes puissent intégrer le marché du travail mais qu'en contrepartie l'État québécois n'a pas agi de manière soutenue pour que les milieux de travail permettent aux familles de concilier vie professionnelle et vie familiale. En effet, comme il en sera question dans ce texte, malgré les mesures mises en place à ce jour, les parents-travailleurs québécois ont toujours des difficultés à trouver un équilibre entre le travail et la vie familiale. Le gouvernement québécois doit donc, comme c'est le cas ailleurs, poursuivre ses efforts en matière de conciliation travail-famille (CTF) en développant de nouvelles politiques publiques visant l'adaptation des milieux de travail. Il contribuera ainsi à donner un second souffle aux familles.
Les nouvelles configurations familiales occidentales dissocient conjugalité et parentalité, redéfinissent la filiation et contestent l’hétérosexualité : l’institution familiale se redéfinit de fond en comble. Il s’agit à la fois d’une « révolution silencieuse des recompositions familiales », d’une redéfinition des rôles de chacun au sein de la famille, adultes et enfants, d’un réaménagement des rapports entre les familles et la société. Cette mutation rend obsolètes les anciens modèles d’interprétation et d’intervention au point de susciter de sérieux questionnements sur l’adéquation du concept même de famille. Le fossé entre l’idéal familial et la réalité domestique se creuse : à titre d’exemple, le nouvel idéal de liens familiaux électifs est-il véritablement ancré dans la réalité des familles? Par ailleurs, la mobilité intrafamiliale est à l’ordre du jour : un enfant peut avoir, successivement ou concurremment, plusieurs parents, dans des unions à géométrie variable, qui s’occupent de lui et/ou qui lui ont donné la vie. De telle sorte que les aspects biologiques, sociaux et juridiques de la filiation ne coïncident plus toujours. La délocalisation crée également de nouvelles dynamiques, qu’il s’agisse d’adoption internationale, de mobilité internationale de l’aide domestique, ou de familles internationales dont la quotidienneté est rendue possible grâce aux nouvelles technologies. Notre colloque portera sur le thème des nouvelles familles et de la transformation des interventions familiales.
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