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Une réforme législative à venir : l'égalité d'accès à l'information environnementale

Résumé de la communication

L'analyse des diverses procédures d'information prévues par la Loi sur la qualité de l'environnement démontre qu'elles s'avèrent inefficaces pour garantir le droit de toute personne à un environnement sain et respectueux de la biodiversité ainsi que l'atteinte d'un développement qui soit durable.

En revanche, des réflexions en cours laissent présager d'autres avancées. L'information n'y est plus simplement perçue comme un accessoire de la réglementation environnementale, mais bien comme pouvant être, en elle-même, une nouvelle forme de réglementation environnementale. La transformation rapide des technologies de l'information amène des possibilités nouvelles, allant dans le sens d'une diffusion collective et automatique des informations environnementales détenues par l'État, plutôt que de simplement répondre aux demandes individuelles.

De nombreux principes juridiques développés par le droit de l'environnement ainsi que des concepts novateurs apportés ou approfondis par ce même droit (patrimoine commun, rôle fiduciaire de l'État, État-gardien, etc.) exigent eux-aussi que l'information soit mise à la disposition de tous et non plus appropriée par certains. Plus particulièrement, le conférencier met de l'avant le principe juridique d'égalité d'accès à l'information environnementale et, conséquemment, l'obligation pour l'État de mettre toute l'information correspondant à cette définition à la disposition de ses citoyens.

Résumé du colloque

La Loi sur la qualité de l’environnement (LQE) a maintenant 40 ans et elle demeure toujours le principal instrument juridique protecteur de l’environnement et l'espace dans lequel s’institue le développement durable au Québec. Adoptée, en 1972, dans le sillage de la prise de conscience de la nécessité de réduire les effets négatifs du développement sur l’environnement, elle a eu des effets bénéfiques mais a connu, dans le temps, une fortune ambiguë. Il faut dire qu’en 1972, l’idée n’était pas de remettre en question le modèle de développement mais d’en atténuer les effets, alors que les termes «écosystème», «biosphère» et «biodiversité» demeuraient inconnus des juristes. Avec les années, elle fut traversée par les différents modes de pensée de la régulation du développement passant de l’approche réglementaire traditionnelle (command & control), à la déréglementation, puis aux approches contractuelle, volontaire et incitative, et à l’émergence de la complexe mise en œuvre du développement durable. Face aux constats scientifiques dramatiques touchant l’atmosphère et la biodiversité, le bilan environnemental demeure négatif. Transformations? Mutations? La loi s’est-elle perdue dans les méandres des compromis politiques? Après 40 ans, il serait temps de se demander où elle va? Est-ce là où elle devrait aller?

Ce colloque propose de poser un regard sur l’évolution du droit de l’environnement au Québec à travers les 40 années d’application de la Loi sur la qualité de l’environnement, afin d’en saisir les faits saillants, mais aussi les effets observables touchant l’action publique, les transformations des régimes juridiques protecteurs de l’environnement, les tensions entre les modèles de développement, les défis de la mise en œuvre du développement durable, la gouvernance et les acteurs en présence, etc. C’est dans ce contexte effervescent que nous invitons les juristes de l’environnement à s'interroger sur l’état de la LQE, son bilan et son avenir.?

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
manager icon Responsables :
Paule Halley
section icon Date : 9 mai 2013

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