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Utilisation du yoga et de la méditation dans le traitement des problèmes de santé mentale

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Gilles Dupuis : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

L'utilisation du yoga et de la méditation dans le traitement de problèmes de santé mentale devient de plus en plus répandue. Selon un sondage du NIH, fait en 2007, le yoga arrive au 6e rang parmi les médecines alternatives. En 2007, 13 millions d'américains ont pratiqué le yoga et de 2002-2007, il y a eu un accroissement de 3 millions. Selon ce sondage, il y a aussi plus de 1.5 millions d'enfants qui pratiquent le yoga. Le premier objectif de cette présentation est de donner un bref aperçu des principes du yoga et d'en distinguer les différents types. Le second est de présenter un modèle biopsychosocial visant à expliquer les effets multiples du yoga. Le troisième s'attachera à décrire des études sur l'utilisation du yoga et de la méditation au niveau de la dépression et de l'anxiété. Les résultats tant au niveau clinique qu'au niveau de certains marqueurs de l'activité cérébrale seront présentés. Cette revue couvrira aussi les applications du yoga et de la méditation en oncologie, notamment pour le cancer du sein. Un survol des problèmes de santé mentale (ex : état de stress post traumatique, trouble alimentaire, trouble de l'attention, etc.) pour lesquels le yoga ou la méditation ont été utilisés sera aussi présenté. Le quatrième objectif sera de présenter des pistes de recherches futures. Enfin, le cinquième est de familiariser l'auditoire avec quelques exercices simples qui peuvent être réalisés au travail, assis à sa chaise de bureau.

Résumé du colloque

En mai 2006, le rapport sur les maladies mentales au Canada dressait un constat alarmant : 20 % de la population sera directement confronté à un problème de santé mentale, et 80 % via un membre de son entourage. Bien que la découverte des psychotropes ait marqué un tournant important dans la prise en charge de ces pathologies, les maladies psychiatriques restent un problème central de la société canadienne de par le fardeau économique qu’elles constituent, principalement en raison du manque d’efficacité des techniques d’intervention actuelles. Ce sujet d’actualité préoccupe la population et les gouvernements. Il requiert impérativement une reconsidération de la discipline afin d’améliorer nos connaissances sur l’ensemble des déterminants des maladies mentales et de développer, en retour, de nouvelles pistes thérapeutiques.

Le colloque « recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale » amorce une réflexion conjointe et multidisciplinaire (biologie, clinique, informatique, physique et chimie) autour de trois axes de recherche novateurs :

1) Identification de biomarqueurs prédictifs et pronostiques pour permettre un dépistage précoce des pathologies mentales et une médecine personnalisée;

2) Recherche de biothérapeutiques pharmacologiques, afin d’améliorer le rapport efficacité/tolérance des psychotropes actuels. Il convient d’analyser la physiopathologie des maladies mentales, de comprendre les mécanismes d’action des médicaments pour différencier les effets thérapeutiques des effets secondaires, et de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques;

3) Recherche de biothérapeutiques non pharmacologiques pour développer des thérapies non médicamenteuses (neurostimulation, etc).

Réunis pour l’occasion, 19 spécialistes du domaine (psychiatres, cliniciens, chercheurs en santé mentale, politicien) viendront exposer leurs dernières découvertes, méthodologies et réflexions. La conférence d'ouverture sera animée par Rémi Quirion. Parallèlement aux conférences, une session de présentation des communications par affiches est organisée.

La discussion construite autour des avancées fondamentales et des attentes médicales que nous proposons devrait renforcer une recherche translationnelle pour mieux lutter contre ce fléau du 21esiècle !

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 9 mai 2013

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