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Samuel Yonkeu : Université de Montréal
La plupart des projets de développement menés en Afrique au sud du Sahara (construction des barrages et de périmètres irrigués, construction des routes, aéroports, exploitation minérales, etc.) ne prenne pas en compte, lors de l'évaluation de leurs impacts potentiels sur l'environnement, les biens et services écosystémiques. Si la prise en compte de la biodiversité commence à être de plus en plus intégrée dans les démarches d'étude d'impact environnemental et d'évaluations environnementales stratégiques, la prise en compte des biens et services environnementaux est presque totalement ignorée. Cette analyse qui s'appuie sur les expériences des études d'impacts menés, pour différents projet de développement en Afrique de l'Ouest, vise à montrer qu'un examen plus rigoureux et systématique des écosystèmes est encore nécessaire pour s'assurer que la valeur de la biodiversité et par conséquence celle des biens et services écosystémiques soit réellement intégrée dans la planification des projets de développement menés dans cette région. Cette étude effectue donc un examen critique, du point de vue de la prise en compte des biens et services écosystémiques dans les études d'impact, de quelques projets de développement menés dans cette région et propose des pistes d'approche de l'intégration de ces composantes importantes de l'environnement dans les projets de développement.
Autant au Québec qu’ailleurs, la monétarisation des actifs naturels non marchands connaît une popularité croissante. Les services rendus par les écosystèmes contribuent autant, et de façon significative, au bien-être des individus et collectivités qu’à l’activité économique. Leur non-représentativité monétaire engendre des dysfonctionnements dans les incitatifs liés à leur usage et contribue à la dégradation du patrimoine naturel. Devant ce constat naît une demande sociale, entrepreneuriale et institutionnelle considérable pour de nouveaux indicateurs économiques permettant la mesure et le suivi des variations dans l’état des écosystèmes. Cette demande se traduit en pratique par une intégration à des processus de prise de décisions publics ou privés, au design de politiques publiques, à des outils de mise en œuvre du développement durable, d’adaptation aux changements climatiques et à des mesures compensatoires. Dans ces circonstances, on peut se demander quels sont les rapports actuels et plus particulièrement à l’échelle québécoise entre le Politique et l’Académique ? Ces rapports et les dynamiques dans lesquels ils sont appelés à évoluer sont-ils intégrés dans une réflexion sur les enjeux de gouvernance liés à l’utilisation du territoire ? Quelles sont les recherches et expérimentations qui s’attardent à la question des services écosystémiques, de la caractérisation à la monétarisation ? En réunissant des chercheurs de plusieurs disciplines associées à la thématique, ce colloque vise à apporter un ensemble de réponses et de pistes à étudier. Pour ce faire, des segments de l’événement porteront sur la définition et l’état des lieux via les regards croisés des sciences naturelles et sociales, les développement méthodologiques et résultats associés aux techniques d’évaluation monétaire des BSE et les enjeux de gouvernance, tandis que d’autres segments présenteront des exemples concrets d’inclusion des services rendus par les écosystèmes.
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