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Alexandre Morin-Chassé : Université de Montréal
Au cours des dernières décennies, plusieurs travaux de génétique ont suggéré que l’ADN influencerait une multitude de traits parfois inusités, tels que l’alcoolisme, la dépression ou l’obésité. La recherche en communication scientifique s’est récemment demandée si la population exposée à ces recherches changeait ses attitudes à l’égard des personnes affichant ces traits. Notre recherche entreprend la même démarche, en l’appliquant cette fois à des travaux publiés à l’intérieur de la science politique, ceux sur la génopolitique. Nous abordons la question à l’aide d’une expérience web. Un premier groupe est chargé de commenter une entrevue avec le génopolitologue canadien Peter Loewen, entrevue publiée en 2010 dans le UofT Magazine. Un second groupe commente une version marginalement modifiée, dans laquelle le professeur est plus curieux à l’égard des différences génétiques entre les populations. L’expérience révèle que les participants exposés à l’article original sont plus susceptibles de s’opposer à un programme d’aide au développement démocratique dans une jeune démocratie africaine que le groupe contrôle non exposé à l’entrevue. L’effet est significativement plus important dans le groupe exposé à l’article abordant la génétique des populations. Nous explorons ensuite l’influence de variables modératrices et médiatrices, notamment l’impression que le trait est plus immuable.
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