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Annie Brasseur : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les locuteurs du français québécois n’attribuent pas la même valeur perceptive, dans une tâche de reconnaissance dialectale, aux principaux phénomènes caractéristiques du français québécois, le phénomène ayant la plus grande pertinence perceptive étant le relâchement des voyelles hautes (Brasseur & Ménard 2011). De plus, la réalisation de ce phénomène avec chacune des voyelles hautes du français (/i/, /y/ et /u/) n’a pas la même pertinence perceptive; le relâchement de /i/ et de /u/ étant mieux reconnu que le relâchement de /y/.
Afin de vérifier si la pertinence perceptive est due aux propriétés acoustiques des segments, deux tests de discrimination dans le bruit, RSB de 0 à 21 dB, (/i/ tendu et relâché dans le mot rapide, /y/ tendu et relâché dans le mot perruque) ont été soumis à 62 participants locuteurs natifs du français québécois. Les résultats montrent une meilleure discrimination de /y/. La valeur de marqueur dialectal attribuée par les locuteurs au relâchement de /i/ n’est pas due à une plus grande robustesse de ce segment, ce qui indique qu’un traitement auditif primaire de l’information n’est pas suffisant pour expliquer les différences de perception des marqueurs dialectaux et qu’un traitement phonétique catégoriel doit nécessairement être inclus dans ce processus.
BRASSEUR, Annie & MÉNARD, Lucie, 2011. Les marqueurs dialectaux du français québécois : Perception de locuteurs québécois. La perception des accents du français hors de France. Avignon : 2011.
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