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Membre a labase
Laurent Tischler : Université de Genève
Dans nos sociétés libérales contemporaines, les individus sont embrigadés dans des interactions sociales lors de l'allocation de biens rares comme des emplois.
Les membres de groupes minoritaires ethno-raciaux sont généralement désavantagés dans ces interactions. Ils font l’objet d’injustices socio-économiques et culturelles qui se manifestent de manière individuelle, par le biais de discriminations, et/ou collective, par le biais d’injustices structurelles. Quel principe moral doit gouverner l’allocation des biens rares pour les membres de groupes ethno-raciaux? Deux principaux principes moraux s’appliquent pour le choix des candidats. Le procéduralisme consiste à penser l’égalité entre les individus membres de groupes ethno-raciaux comme un idéal procédural. Alors que le substantialisme consiste à penser cette même égalité comme un bien public et/ou social.
Avec une approche philosophique pragmatique et contextuelle, notre thèse soutient que non seulement il ne s’agit pas d’options mutuellement exclusives pour penser l’égalité lors de l’allocation de biens rares. Mais aussi que ces options ne doivent pas l'être si elles entendent instaurer une égalité entre les membres de groupes ethno-raciaux avantagés ou désavantagés. En conséquence, nous argumentons pour une égalité processuelle qui permet, par le biais d'un mouvement d'adaptation régulier aux évolutions contextuelles, de réconcilier procéduralisme et substantialisme.
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