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Maxime Rivard : INRS
Dans le cadre de nos recherches sur les techniques de microscopie optique non linéaire, nous avons imagé du tendon de queue de souris, un tissu connectif riche en protéines de collagène de type I, avec une technique de microscopie de seconde harmonique interférométrique (figure 1a). Cette technique, qui n’avait encore jamais été employée pour l’imagerie tissulaire, permet de déterminer l’orientation relative des différentes structures émettrices de seconde harmonique (noncentrosymétriques). Nous avons observé que l’orientation structurale des fibrilles de collagène dans ce tissu peut être maintenue sur des distances de plus de 150 μm le long de leur axe tandis que dans la direction transversale, cette organisation varie sur des distances de 1 à 15 μm. Ces résultats peuvent être expliqués à l’aide d’un modèle dans lequel les fibrilles sont représentées par des nanocylindres distribués de façon hétérogène, tous alignés dans la même direction, mais avec un signe de susceptibilité optique de 2e ordre aléatoire. Le rapport entre les fibrilles qui pointent dans une direction et celles qui pointent dans le sens contraire varie autour de 1 en fonction de la position dans le tendon ce qui permet d’expliquer la présence de domaines noncentrosymétriques dans celui-ci. Nous concluons également que les structures observées à l’aide de technique de microscopie de seconde harmonique (figure 1b) sont dues aux fluctuations de ce rapport dans le tissu.
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