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Justin MALLET : CHU de Québec-Université Laval
Les rayons ultraviolets (UV) solaires, principalement via la formation de dimères cyclobutyliques de pyrimidines (CPD) à l'ADN génomique, sont impliqués dans l'initiation et la progression du cancer cutané. Cependant, malgré une exposition comparable à la peau, aucun cancer lié aux rayons UV n'a été recensé dans la cornée de l'œil. La probabilité qu'un dommage à l'ADN mène à une mutation et éventuellement à un cancer est proportionnelle à la fréquence de formation de ce dommage et à la vitesse à laquelle il est réparé. Dans le cadre de ce projet, nous avons comparé la vitesse de réparation des CPD dans la peau à la cornée humaine afin de vérifier si cette dernière est protégée par une réparation préférentielle des dommages mutagènes. Des cellules épithéliales cornéennes (HCEC) et épidermiques humaines (NHEK) ont été récoltées à différents délais suivant une irradiation aux rayons UV. La quantification relative du niveau de CPD dans l'ADN extrait de ces échantillons a ensuite permis de définir la cinétique de réparation du dommage. Les HCEC montrent une réparation des CPD plus rapide que les NHEK. Les HCEC atteignent 50% de réparation des CPD en moins de 24 heures tandis que les NHEK n'arrivent pas à atteindre un taux de réparation comparable en 48 heures suivant l'irradiation. Nos résultats suggèrent donc que la réparation efficace des dommages génotoxiques aurait un rôle à jouer dans la prévention du cancer dans la cornée humaine.
Par sa structure et sa fonction, l’œil humain est un organe très complexe. Il doit être transparent à la lumière visible tout en bloquant la lumière ultraviolette néfaste. Il doit convertir la lumière en signal pouvant être interprété par le cerveau via le principe de photo-transduction. Il est considéré comme la fenêtre de notre cerveau. La recherche en ophtalmologie touche, à la fois, les neurosciences, la photobiologie, le génie tissulaire, la médecine régénératrice, l’oncologie, etc. Plusieurs pathologies affectent cet organe de sorte que 93 000 personnes sont légalement aveugles et 2.1 millions de personnes au Canada souffrent d’une perte de vision ne pouvant être corrigée par un moyen optique. Les présentations de ce colloque sont centrées sur la recherche en ophtalmologie au niveau fondamental, tout en gardant une portée clinique des résultats. La recherche en ophtalmologie est un exemple probant de la recherche translationnelle et ce colloque en est le témoignage. Nous souhaitons faire de ce colloque un grand rassemblement de la recherche en ophtalmologie de la communauté francophone.
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