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Luc Prud'homme : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Cette communication s'appuie sur les résultats d'une recherche-action-formation (Prud'homme et al., 2011) menée entre 2009-2011 à l'Université du Québec à Trois-Rivières où neuf étudiantes inscrites au baccalauréat en enseignement préscolaire/primaire ont pris part à un vaste processus de coconstruction de savoirs en regard de la différenciation pédagogique. Après une brève description des étapes et des caractéristiques de cette démarche originale de recherche, nous présentons les principaux résultats découlant d'une analyse qualitative/interprétative sur le sens construit par les participantes autour d'une pratique de différenciation pédagogique.
Au terme des 9 rencontres collectives visant à soutenir les délibérations, comment envisagent-elles un travail de différenciation pédagogique et comment a évolué leur représentation de ce modèle de pratique? Quelles sont les difficultés perçues et vécues en regard de l'apprentissage et de la mise en œuvre de la différenciation? Quels sont les conditions aidantes et les obstacles du point de vue des participantes face à cet aspect de la formation professionnelle ? Nous terminerons cette communication par différentes propositions dans la perspective de favoriser le développement professionnel des futurs enseignants face au phénomène de la diversité qui se manifeste en classe.
Comment intervenir afin d’amener les futurs enseignants à considérer la diversité, non plus comme un problème, mais plutôt comme une ressource, tel que le propose les chercheurs-formateurs s’intéressant au phénomène en contexte scolaire (Barth, 2013; Ducette et al., 1996; Prud’homme et al., 2011)? Si la diversité en éducation peut/doit être considérée comme l’expression légitime de l’unicité de chaque élève (caractéristiques et préférences liées à ses expériences antérieures), mais aussi au contexte où elle se manifeste (Prud'homme, Vienneau, Ramel et Rousseau, 2011), comment les dispositifs de formation peuvent-ils préparer le futur enseignant à reconnaître, valoriser et exploiter ce phénomène pour apprendre en classe?
Les acteurs scolaires sont nombreux à traiter d’une hétérogénéité croissante d’apprenants dans les écoles (Humphrey et al., 2006). Simultanément, une proportion importante d’enseignants expriment un faible sentiment de compétence face à la gestion de cette diversité, et ce, dans différents pays du monde (Bélanger, 2010; Horne et Timmons, 2009; Koutrouba et al., 2006; Paré, 2011; Ramel et Lonchampt, 2009; Rouse, 2010). Si les préoccupations au regard de ce phénomène ne sont pas nouvelles (Corno et Snow, 1983; Smith, 1969), elles semblent plus pressantes aujourd’hui et comportent certainement des défis importants pour la formation à l’enseignement. En ce sens, plusieurs écrits scientifiques et officiels réclament des changements majeurs en formation initiale des maîtres, proposant parfois la nécessité d’une restructuration d’ensemble des dispositifs de formation (Bergeron et St-Vincent, 2011; Ducette et al., 1996; Forlin, 2010; Imobersteg, 2010; Kane et al., 2002; Melnick et Zeichner, 1998; MEQ, 2001). La question de la préparation des futurs enseignants à travers la formation initiale est préoccupante face au phénomène de la diversité.
Ce colloque réunit des chercheurs-formateurs dont les travaux scientifiques visent à améliorer la formation initiale à l’enseignement à l’égard de la diversité qui se manifeste dans une classe. Cette rencontre scientifique veut permettre la diffusion de travaux sur cette question et est conçue comme un espace de dialogue sans frontières pour s'enrichir mutuellement de nos diversités culturelles. Ainsi, chacune des sessions débouche sur une discussion ouverte à l'ensemble des participants.
Thème du colloque :