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Ariane Le Moing
Nombre de travaux qui s’inscrivent aujourd’hui dans une ère « post-multiculturelle » s’interrogent sur les effets néfastes d’une reconnaissance des spécificités culturelles sur une culture publique commune. Le débat semble aussi se déplacer progressivement sur les notions de pluralisme et de cosmopolitisme où l’accent est mis dorénavant sur l’individu et sa propension à rencontrer l’autre, plutôt que sur le multiculturalisme qui consiste en une simple juxtaposition de réalités hétérogènes. La notion de gouvernance de la diversité culturelle implique cette conversation entre les cultures. Mais de quelle gouvernance parle t-on ? Sur un plan strictement théorique, la question de la gouvernance en matière d’inclusion et de relations entre citoyens de toutes origines illustre la nécessité mais aussi la difficulté à délimiter des valeurs collectives qui sont véritablement au centre du dialogue démocratique. Sur un plan pratique, la gouvernance s’incarne dans les actions multiples engagées notamment par les différents acteurs des organismes communautaires et des associations qui orientent les immigrants vers diverses institutions et les initient aux valeurs culturelles et civiques locales mais qui, face au retrait progressif de l’Etat, doivent sans cesse être renouvelées, en particulier pour pallier les difficultés d’intégration vécues par les nouveaux arrivants. Notre communication se proposera d'explorer les deux acceptions de cette gouvernance de la diversité culturelle au Québec
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