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Anastasie Amboulé Abath : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Cette contribution traite des représentations de l’expérience au travail des hommes
dans le champ professionnel de la petite enfance au Québec. Historiquement, la garde quotidienne des enfants est une affaire de femmes. Les hommes qui choisissent ces métiers se situent en rupture avec l’image masculine que la société leur attribue par le biais des stéréotypes sexuels. Cette transgression implique qu’ils doivent, pour se préserver de leur
choix professionnel, être capables de résister à différentes pressions sociales et professionnelles. S’appuyant sur des données d’une recherche commanditée par le MCCCF en 2009 portant sur la promotion des rapports égalitaires entre les
filles et les garçons dans les services de garde, la pénurie du personnel éducateur masculin est revenue à l’avant-scène des discours comme une des conditions préalables pour lutter contre les stéréotypes sexuels dès la petite
enfance. Dans cette communication, nous mettrons en évidence la réalité professionnelle des éducateurs telle que décrite par des travailleuses, travailleurs et gestionnaires de ce secteur d’activité et nous discuterons de
manière critique leurs apports à la promotion de rapports égalitaires. Les données collectées auprès de 12 groupes de discussion auprès de 111 personnes travaillant dans le champ de la petite enfance constituent la trame de fond de
notre analyse de contenu qui s’articulera sur le paradoxe marginalisation – adulation des professionnels masculins dans ces institutions.
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