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Ji Young Park : UQAM - Université du Québec à Montréal
Notre étude a pour objectif d'effectuer l'état des lieux et de chercher le développement durable du concept du patrimoine via les musées nationaux en Corée du Sud. Ils ont été établis par un régime colonial japonais et révèle des variantes de ceux de l'Europe. Les musées nationaux en Corée doivent donc surpasser le décalage de contexte culturel existant entre l'institution et les objets –le patrimoine- dont il s'occupe. Après la libération, ces institutions se comportent comme une institution que le gouvernement coréen désire exploiter afin de rétablir l'identité nationale et la valeur patrimoniale altérée, alors qu'ils ont vu le jour en tant qu'outil de colonisation par les japonais. Par conséquent, la crise d'identité demeurait toujours à la notion du patrimoine en Corée du Sud. La communication proposée discutera, après un bref historique, des changements observés qui marquent la muséologie coréenne aujourd'hui. Cette démarche me permettra également d'évaluer les valeurs actuelles que la Corée accorde à son patrimoine par le biais de ses musées nationaux à l'ère de la mondialisation.
Le CELAT (Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions) propose de tenir son colloque annuel à l’Acfas sur le thème « Lieux de passage et vivre-ensemble ». Depuis deux ans, notre centre développe une expertise sur le concept de vivre-ensemble, entendu comme les formes et les enjeux de la vie collective découlant de la diversité et du pluralisme, marquant les relations entre les groupes majoritaires et minoritaires ou minorisés et les individus qui les composent, leurs interactions et formes de vie et d’expression, leurs appartenances à des territoires, leurs langages, leurs mémoires et leurs expérimentations. Pour ce colloque, nous souhaitons explorer ce concept à travers les « lieux de passage » qui forment un véritable laboratoire des relations du nous-même au nous-autre marquant une évolution constante du vivre-ensemble. Nous entendons par lieux de passage autant des espaces physiques que des espaces temporels ou symboliques, dont les frontières sont inexistantes ou en perpétuelle redéfinition. À l’ère de la pluralisation croissante des sociétés et de la mouvance de celles-ci, le vivre-ensemble trouve toute sa pertinence dans ces lieux de passage.
Pour explorer cette thématique, une séance plénière organisée autour de ces deux notions permettra de réfléchir à ces deux notions envisagées différemment selon les implications (trans-)disciplinaires de chacun. Par la suite, quatre grands axes de recherche ont été identifiés afin de traiter de la question sous des perspectives différentes. Le premier concerne le vivre-ensemble appréhendé à travers les lieux de la mobilité pour saisir la reconceptualisation des frontières normatives, que celles-ci soient corporelles (corps et média), transnationales (mobilité franco-canadienne) ou sociétales (politique et artistique). Le deuxième axe se consacre à la trame narrative des lieux naturels et bâtis comme reflet de la collectivité, trame examinée à partir de la question de l’urbanisation diffuse à l’aune du développement durable. Le troisième explore la mise en représentation du vivre-ensemble à travers des sites patrimoniaux en crise qui connaissent une période de transition. Le quatrième s’articule autour de lieux sujets à la performativité du vivre-ensemble qui amènent une réflexion sur le rôle de l’art dans la sphère publique (l’art et la ville) ou scientifique (audio-vision et expériences du monde).
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Thème du colloque :