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didier boutet : Université de Tours
Le tourisme n'a jamais occupé une place déterminante dans l'économie lybienne, à la différence de ses voisines tunisiennes et égyptiennes. La Révolution de 2011 place désormais le secteur du tourisme comme alternative possible à la manne pétrolière. Toutefois la Lybie, vierge d'équipements importants dans le domaine de l'accueil des voyageurs, doit dans le cadre d'une stratégie nationale de développement touristique, faire le choix entre privilégier le tourisme de masse ou encourager le tourisme soutenable.Le nouveau ministère du Tourisme créé à l'automne 2012, semble avec raison, privilégier la seconde hypothèse. C'est par des projets territoriaux participatifs que va se mettre en place une stratégie nationale de mise en valeur du patrimoine touristique. Deux circonstances imposent ce choix : l'impossibilité de financer les équipements et les infrastructures d'un tourisme de masse, et l'absence de mobilité des populations locales à l'intérieur même du pays. En Lybie, on ne se déplace pas ou très peu d'une région à l'autre. Il convient donc : d'abord de mettre en valeur, par les autorités locales, un patrimoine touristique fondement d'un développement durable, ensuite de créer les conditions d'une mobilité durable pour les nationaux lybiens sur leur propre territoire et enfin d'offrir ces produits touristiques à une demande internationale respectueuse des modes de déplacements durables.
Le tourisme se définit comme un séjour réalisé dans des lieux situés en dehors de l’environnement habituel, il implique ainsi nécessairement la mobilité des voyageurs. Cette dernière a enregistré une augmentation considérable notamment en matière de transport aérien qui n’est pas sans répercussion sur l’environnement (augmentation des émissions de gaz à effet de serre). Considérant les préoccupations grandissantes à l’égard d’un développement durable du tourisme, les questions relatives à une mobilité plus durable trouvent toute leur pertinence. Cette mobilité durable se manifeste au plan environnemental, économique (coûts associés à la gestion des ressources renouvelables, modalité de financement des changements de pratique) et social (impact de la mobilité touristique pour les touristes et les résidents, rôle des différents acteurs dans la promotion durable).
Plusieurs angles d'attaque peuvent être abordés : les incitatifs et les moyens législatifs pour favoriser une mobilité durable (taxe carbone, mise en place de politiques et d’outils législatifs); le rôle des acteurs dans la mise en place de produits touristiques faisant la promotion des modes de déplacements durables (municipalités, organisations publiques et privées, institutions d’enseignement, universités); les produits touristiques basés sur la mobilité durable (circuit pédestre, marche, vélo et d’autres prestations touristiques); l’aménagement urbain et sa mise en scène sous forme de promenades urbaines, coulée verte, d’aménagement de lieux à vocation récréotouristique sous différents aspects (déambulation, glisse, cyclotourisme, zones de rencontres, etc.); les attentes, attitudes et comportements des touristes à l’égard de la mobilité durable; l'information et la promotion de la mobilité durable (stratégie marketing et de gestion).
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