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Geneviève Grégoire-Labrecque : Université de Montréal
Ma démarche s'inscrit en ethnologie dans une visée de l'anthropologie urbaine et des relations ethniques, notamment au Québec.
En 1998, le Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec a mis sur pied une politique d'intégration scolaire et d'éducation interculturelle. Des sessions de formation interculturelle ont été créées à l'intention des enseignants, des professionnels non enseignants ainsi que des directions scolaires afin de concrétiser les principes et orientations de la politique.
Cette communication présentera la vision des intervenants qui ont assisté à ces formations. Leurs perceptions seront mises en relation avec les diverses stratégies proposées par les formateurs afin d'analyser la dynamique entre la diversité ethnoculturelle et les institutions scolaires.
Cette recherche s'appuie sur une observation participante de cinq formations données par le MELSQ de janvier 2012 à mai 2012 ainsi que sur une analyse des discours de sept participants sur les enjeux de la diversité ethnoculturelle dans leurs établissements scolaires.
Divers thèmes sont ressortis des entrevues et formations et seront discutés : l'enjeu de l'identité québécoise, l'éthique de l'enseignant ainsi que la complexité de la réflexion amorcée par les intervenants scolaires. Nous verrons comment la rencontre avec « l'Autre force la réflexion sur le Soi» quotidiennement notamment avec le discours interculturel, les différentes valeurs en présence et la réflexivité préconisée par les formateurs.
L’anthropologie sociale et culturelle a traditionnellement étudié la diversité culturelle des peuples autochtones d’ici et d’ailleurs. Guidé par la méthode ethnographique, l’anthropologue séjournait alors longuement auprès du peuple étudié jusqu’à l’obtention d’une description de ses pratiques et des ses croyances (Boas 1911, Evans-Pritchard 1937, Malinowski 1922).
Bien que l’anthropologie traditionnelle soit toujours pertinente, plusieurs facteurs scientifiques et professionnels en diminuent la faisabilité. De ces facteurs soulignons le nombre grandissant d’études locales et d’auto-ethnographies (Augé 1992 et 1994, Bensa 2006, Caratini 2004) ainsi que les défis de l’employabilité des anthropologues de la relève. Pour répondre à ces nouvelles réalités disciplinaires, l’anthropologie se doit de diversifier ses pratiques et ses objets de recherche.
Ce colloque rassemblera des anthropologues professionnels et de la relève qui se sont démarqués de la tradition disciplinaire en menant leur recherche au Québec, sur des enjeux locaux. Leurs recherches et leurs parcours professionnels permettront de réfléchir à la question suivante : comment l'anthropologie peut-elle contribuer à l'étude des enjeux de notre société québécoise? Par ce colloque, anthropologues professionnels et étudiants feront part des résultats de leurs recherches en terrain québécois. Ils réfléchiront aux apports des méthodes, concepts et approches de l'anthropologie pour l'étude des enjeux de notre société québécoise.
Ce colloque poursuivra trois objectifs : 1) Promouvoir l’apport et la pertinence des recherches anthropologiques pour la société québécoise; 2) Diffuser les résultats de recherches anthropologiques effectuées au Québec; 3) Soutenir la relève par le dialogue entre anthropologues professionnels et étudiants.