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Jason Luckerhoff : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Nombre de qualificatifs euphémisés sont utilisés par les professionnels de la culture pour désigner les non-publics : empêchés, écartés, exclus, etc. Malgré l’importance de mieux comprendre ce désintérêt, peu de chercheurs se sont intéressés spécifiquement aux non-publics (Ancel et Pessin, 2004; Jacobi et Luckerhoff, 2010, 2011).
Nous avons mené onze entretiens de groupe et deux entretiens individuels selon les principes de la théorisation enracinée (Guillemette et Luckerhoff, 2009; Luckerhoff et Guillemette, 2011, 2012). Nous désirions comprendre les raisons pour lesquelles des non-publics ne visitent pas l’église Notre-Dame-de-la-Présentation, décorée par le peintre Ozias-Leduc.
Nos analyses qualitatives permettent d’affirmer que les non-publics décèlent une ambiguïté identitaire du lieu, du fait que les œuvres font partie intégrante d’une église : s’agit-il d’un lieu culturel laïque ou d’un lieu de culte décoré? Cette ambiguïté fait en sorte que les non-publics se sentent plus ou moins interpelés par la visite du lieu : ils ne savent pas si on y accueille surtout des visiteurs experts ou des touristes. Ces deux types de publics ont des attentes très différentes et aucun ne se sent actuellement ciblé. En outre, le Comité de protection des œuvres d’Ozias Leduc, responsable de la mise en valeur et de la protection du lieu, ne réfère à rien de « visitable », ajoutant davantage à la confusion des non-publics.
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