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Clémentine Trébuchon : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Les femmes sont trois fois plus susceptibles que les hommes d'être victimes d'un homicide conjugal. Cependant, malgré cet écart quantitatif indiscutable, il n'en demeure pas moins qu'en 2011 au Canada, 13 hommes ont été assassinés par leur conjointe ou ex-conjointe (Statistique Canada, 2012). Et, au Québec, entre 1997 et 2007, on dénombre 17 hommes tués par leur conjointe ou ex-conjointe (Léveillée & Lefebvre, 2008).
Cette communication orale fait suite à une étude préliminaire présentée en 2012 au 80e congrès de l'Acfas dont l'objectif était de mieux comprendre la gestion des pulsions et les enjeux relationnels des femmes ayant commis un homicide conjugal. En effet, selon la littérature consultée, certaines variables (motivation, fonctionnement psychologique et psychopathologie notamment) permettent une compréhension plus fine de l'homicide conjugal féminin.
Nous présenterons quatre vignettes cliniques de femmes ayant commis un homicide conjugal. Ces vignettes permettront d'illustrer les sous-groupes d'homicides conjugaux en fonction des principales motivations retenues qui sont l'auto-défense, la mesure de représailles, la dispute conjugale et l'intérêt financier ainsi qu'en fonction de certains enjeux psychologiques tels que les traits et troubles de la personnalité (axes 1 et 2 du DSM-IV-R, 2003).
Le passage à l’acte dans la famille, qu’il soit question de violence conjugale ou sexuelle, entraîne des conséquences notables à divers niveaux autant chez la victime que chez l’agresseur. Alors qu’une certaine partie de la littérature se consacre à l’étude des victimes, la compréhension des enjeux psychosociaux des auteurs de tels actes reste encore trop peu étudiée. Qu’il soit question d’une compréhension axée sur le vécu psychologique de ces individus ou sur l’intervention, une meilleure connaissance de cette problématique est particulièrement pertinente pour la prévention. Ainsi, le colloque portera sur le passage à l’acte intrafamilial selon deux axes : violence conjugale ou sexuelle, commis par des hommes ou des femmes. Plus précisément, les conférenciers aborderont les enjeux entourant la compréhension des hommes qui commettent de la violence dans la famille incluant l’homicide et le traitement thérapeutique des hommes qui commettent de la violence en contexte conjugal, la violence commise par les femmes et aussi la violence sexuelle exercée par les hommes. Les conférenciers issus de milieux de pratique (clinique) ou de recherche exposeront leur expertise. Ainsi, nous pourrons effectuer des liens entre des résultats de recherche et leurs impacts cliniques. Le colloque sera divisé en deux parties. En avant-midi, le premier volet portant sur la violence dans la famille sera abordé et en après-midi il sera question du volet portant sur l’agression sexuelle.
Thème du colloque :