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Caroline Marcoux-Gendron : Université de Montréal
Cette communication traitera du processus d’intégration des musiciens migrants dans une optique de professionnalisation de ces derniers. En regard de la formation Constantinople – fondée à Montréal par deux frères d’origine iranienne travaillant avec des musiciens de diverses appartenances socioculturelles – nous verrons quels facteurs interviennent dans le processus d’intégration et la (re)définition identitaire qu’opèrent les musiciens migrants.
Grâce à quatre témoignages recueillis par entrevues semi-dirigées, nous déclinerons ce processus sur les plans social, culturel et professionnel. Nous verrons comment se (re)définit l’identité du musicien migrant, d’abord en regard de sa propre culture, ensuite vis-à-vis de la communauté culturelle à laquelle il appartient dans sa société d’accueil et, finalement, par rapport à la société d’accueil elle-même.
Notre travail d’analyse fera appel à des concepts relevant de l’ethnomusicologie (stratégies de résistance aux phénomènes d’acculturation de Defrance, processus d’intégration du musicien migrant d'Aubert) et de la sociologie de l'art (notion de réseaux de Menger, rôle de l’école dans la socialisation professionnelle chez Liot et Nicolas-Le Strat).
Nous constaterons ainsi que le « niveau d’intégration » du musicien est imputable à des choix de vie et de carrière à la fois de natures musicale (discours sur la musique et attitude vis-à-vis de celle-ci) et extra-musicale (réseaux, langue, liens avec la communauté culturelle).
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