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Mélissa Lieutenant-Gosselin : Université Laval
Diverses conceptions théoriques de la démocratie scientifique ont été proposées et de nombreuses pratiques de démocratisation ont été initiées, notamment par les États européens. Cependant, les liens entre les conceptions théoriques et les pratiques ont rarement été explicités et les tentatives de vue d’ensemble de tous les types de pratiques sont à peu près inexistantes. Afin de favoriser une analyse approfondie et rigoureuse des pratiques de démocratisation des sciences dans leur ensemble, j’en propose un cadre conceptuel d’analyse mettant en lumière six dimensions, soit : 1) les droits et pouvoirs de la société civile, 2) les étapes du processus scientifique visées, 3) les catégories d’acteurs et leurs relations, 4) les objectifs des initiateurs de la pratique, 5) les objectifs des participants, 6) les effets de la pratique. Ce cadre est ensuite mis à l’épreuve par l’étude comparative de 50 dispositifs étatiques français et anglais de démocratisation des sciences. Cette analyse a permis l’émergence d’un portrait général des pratiques étatiques qui met en lumière la domination du modèle du déficit ou, du moins, d’une vision de la démocratie scientifique où le public ne fait que profiter des apports de la science et de la technique. De plus, il a fait apparaître la présence de catégories négligées, notamment les dispositifs concernant la production des savoirs.
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