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Laurence Bernard : Université du Luxembourg
Des maladies émergentes telles que la grippe A/H1N1 ont amené une prise en charge des risques biologiques
pandémiques et à l’élaboration de mesures d’urgence pour maîtriser ces risques : développer une culture de sécurité est devenu une priorité de recherche de l’OMS. Malgré tout, peu d’écrits existent face à cette volonté de sécuriser la santé par une série de dispositifs au sein desquels les discours occupent une place importante. Ce projet avait pour but d’explorer les discours entourant la culture de sécurité face aux risques biologiques dans le contexte d’un Centre de santé et de services sociaux québécois (CSSS) à l’aide d’entrevues, d’analyse documentaire, d’observations auprès d’infirmières et de
la tenue d’un journal. Les résultats de l’analyse de discours de cette étude ethnographique critique nous portent à croire qu’un ensemble de rituels de purification et de protection sont privilégiés au CSSS. Pourtant, les infirmières sont peu formées à ces rituels de prévention et contrôle des infections (PCI). L’hygiène du corps physique pour assurer la PCI est à la
lumière du corps social : elle tente de rétablir un ordre normatif dans le désordre qu’imposent la maladie et l’incertitude. Cette étude contribue à l’avancée des connaissances dans le champ de la PCI dont la spécialisation
vient d’être reconnue au Québec pour les infirmières qui exercent un rôle majeur dans la surveillance populationnelle des maladies infectieuses.
(sujet accepté en 2011 non présenté car malade)
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