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Mélissa Lieutenant-Gosselin : Université Laval
Les rapports sciences et sociétés font l’objet de nombreuses études et réflexions se penchant, notamment, sur la légitimité de l’autorité scientifique, le rôle des profanes en sciences, la gestion des controverses scientifiques, la responsabilité sociale des scientifiques. Aujourd’hui, inquiète particulièrement le virage vers l’économie du savoir qui met le monde scientifique au service du développement économique. Cette révision du rôle de la science, qui n’est plus mise à l’abri du monde politique au nom de la nécessité de son autonomie, mais de plus en plus appelée à justifier le financement qui lui est accordé, suscite beaucoup de mécontentement et donne lieu à diverses propositions. Transparaissent de ces propositions des visions divergentes quant au problème à régler, qui s’appuient sur différentes représentations des sciences. Je propose d'explorer trois visions du problème communément rencontrées : soit la science pervertie (à protéger de l'ingérence), la science néfaste (à maîtriser) et la science injuste (à transformer). Ces différentes postures ont des répercussions notamment sur la place que peut occuper le « profane » en science, et s’appuient sur différents principes directeurs. J’explorai également les relations entre ces propositions et la démocratie dans ses différentes mises en œuvre et compréhensions (démocratie représentative, délibérative, participative, (semi-)directe, contre-démocratie; démocratie libérale, socialiste et comme lutte sociale).
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