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Synthèse des règlementations et accréditations régissant l'utilisation des appareils à rayonnement ionisant

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Maxime Guillemette : CHU de Québec-Université Laval

Résumé de la communication

L'utilisation des radiations ionisantes est soumise à différentes réglementations locales et nationales. Au Canada, le fédéral gouverne l'utilisation des substances nucléaires et des appareils de hautes énergies; les appareils à rayons X, pour leur part, sont réglementés par le provincial. Par contre, le programme national d'accréditation d'Agrément Canada oblige les organisations de santé à améliorer la qualité des soins offerts, ce qui inclut la protection du patient, et donc la réduction de dose en radiologie. Aux États-Unis, une accréditation fédérale similaire à celle d'Agrément Canada existe aussi, mais certaines accréditations plus rigoureuses, tel le programme d'accréditation de l'ACR pour les appareils de tomographie, forcent nos voisins américains à inspecter beaucoup plus rigoureusement leurs appareils qu'au Canada. Certaines variations existent à l'intérieur même de chaque pays, par exemple en Colombie-Britannique, le code de sécurité 35 a été adopté en tant que loi et doit être respecté à la lettre, ce qu'aucune autre province n'a fait. En Californie, la loi sur le rapport des doses en tomographie oblige les institutions à conserver le produit dose longueur (DLP) et l'indice volumique de dose en tomographie (CTDIvol) dans le dossier du patient. Finalement, certaines associations professionnelles font pression sur les autorités locales et nationales pour l'adoption de mesures règlementaires afin d'assurer la protection du public au Québec et au Canada.

Résumé du colloque

Le rayonnement ionisant tel que les rayons X est utilisé depuis plus d’un siècle à des fins médicales et procure de l’information vitale pour le diagnostic et certaines interventions. Ce rayonnement par ailleurs engendre des dommages biologiques qui peuvent avoir des effets à court ou à long terme. Des études démontrent aujourd’hui que l’exposition au rayonnement à des fins médicales est à l’origine, par exemple, d’une augmentation des cas de cancers chez certaines cohortes de patients. Malgré ces effets délétères potentiels, le rayonnement ionisant est utilisé couramment à des fins médicales sur la prémisse que les bénéfices surpassent largement les risques d’effets indésirables. Devant une augmentation rapide du nombre d’examens radiologiques, soutenue par une plus grand accessibilité à la technologie, il convient cependant de se questionner sur l’usage raisonnable du rayonnement ionisant à des fins médicales. Ce colloque propose d’explorer cette question en faisant appel à des experts qui présenteront les grands enjeux reliés à l’utilisation sécuritaire du rayonnement ionisant à des fins médicales. Ils feront écho à plusieurs initiatives tant québécoises, canadiennes que nord-américaines visant une réduction de la dose de radiation d’origine médicale. L’objectif de réduction de dose devient un enjeu de santé publique qui interpelle plusieurs intervenants : technologues, médecins traitants, radiologistes, physiciens médicaux, ingénieurs biomédicaux, manufacturiers, patients et gestionnaires. Ce colloque permettra de dresser un portrait de la situation et de présenter des approches visant une réduction globale de la dose collective d’origine médicale. Il s’adresse autant aux experts qu’au grand public.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 10 mai 2013

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