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Infirmière depuis 1999 et diplômée d'une maîtrise en anthropologie sociale et culturelle à l'Université Laval, je m'intéresse depuis plusieurs années aux mesures d'urgence, à la santé publique et aux soins de santé primaire en région isolée. Mon intérêt pour les catastrophes et les mesures d'urgence prend source en 1994, dans mon expérience de bénévole à la Croix‐Rouge canadienne lors d'intervention d'urgence et de secours aux sinistrés. Depuis 2003, J'ai travaillé comme infirmière en soins de santé primaire dans les dispensaires du Nord du Québec et de l'Ontario, ce qui m'a permis de travailler dans plus de trente communautés autochtones et minières.
Dans le cadre de mon mémoire de maîtrise en anthropologie sociale et culturelle, j'ai conduit une recherche sur les construits sociaux du désastre et la résilience des populations isolées du Québec dans la petite communauté de Blanc‐Sablon sur la Basse‐Côte‐Nord. L'étude de l'anthropologie sociale et culturelle me donne les outils nécessaires permettant de mieux comprendre l'influence de la culture sur la santé et la perception du désastre dans notre société. Mes recherches se concentrent particulièrement sur l'influence de la culture, des savoirs locaux et traditionnels, sur la résilience et la perception du risque lors de désastres.
L’anthropologie sociale et culturelle a traditionnellement étudié la diversité culturelle des peuples autochtones d’ici et d’ailleurs. Guidé par la méthode ethnographique, l’anthropologue séjournait alors longuement auprès du peuple étudié jusqu’à l’obtention d’une description de ses pratiques et des ses croyances (Boas 1911, Evans-Pritchard 1937, Malinowski 1922).
Bien que l’anthropologie traditionnelle soit toujours pertinente, plusieurs facteurs scientifiques et professionnels en diminuent la faisabilité. De ces facteurs soulignons le nombre grandissant d’études locales et d’auto-ethnographies (Augé 1992 et 1994, Bensa 2006, Caratini 2004) ainsi que les défis de l’employabilité des anthropologues de la relève. Pour répondre à ces nouvelles réalités disciplinaires, l’anthropologie se doit de diversifier ses pratiques et ses objets de recherche.
Ce colloque rassemblera des anthropologues professionnels et de la relève qui se sont démarqués de la tradition disciplinaire en menant leur recherche au Québec, sur des enjeux locaux. Leurs recherches et leurs parcours professionnels permettront de réfléchir à la question suivante : comment l'anthropologie peut-elle contribuer à l'étude des enjeux de notre société québécoise? Par ce colloque, anthropologues professionnels et étudiants feront part des résultats de leurs recherches en terrain québécois. Ils réfléchiront aux apports des méthodes, concepts et approches de l'anthropologie pour l'étude des enjeux de notre société québécoise.
Ce colloque poursuivra trois objectifs : 1) Promouvoir l’apport et la pertinence des recherches anthropologiques pour la société québécoise; 2) Diffuser les résultats de recherches anthropologiques effectuées au Québec; 3) Soutenir la relève par le dialogue entre anthropologues professionnels et étudiants.