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À propos de la retraduction de Memoirs of Montparnasse de John Glassco

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Patricia Godbout : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Memoirs of Montparnasse de John Glassco (1970, réédition 1995) a fait l'objet d'une première traduction en français, par Jean-Yves Soucy, publiée au Québec sous le titre Souvenirs de Montparnasse (Montréal, HMH, 1983). Puis, récemment, une nouvelle traduction a paru en France sous le titre Mémoires de Montparnasse (Éditions Viviane Hamy, 2010, traduit par Daniel Bismuth). Je rappellerai d'abord les particularités de cette œuvre de Glassco du point de vue de l'écriture/réécriture et du lien avec la mémoire. J'examinerai ensuite le contexte de production et le texte même de la première traduction, avant de me pencher sur ce qui a pu motiver le désir/besoin de retraduction. Seront enfin examinés les choix traductionnels et éditoriaux qui ont été faits par le nouveau traducteur et le nouvel éditeur, ceci afin de déterminer la pertinence/fonction de cette retraduction en lien avec le lectorat visé. Il s'agira notamment de voir de quelle manière les souvenirs/mémoires de Glassco et leur ancrage montréalais/parisien se modifient en cours de retraduction.

Résumé du colloque

La journée d’étude que nous proposons dans le cadre du 82e congrès de l’Acfas vise l’approfondissement de la question de la retraduction. Par « retraduction » nous entendons toute nouvelle traduction d’un texte déjà traduit dans une même langue. Si la retraduction comme praxis existe depuis des milliers d’années, l’étude méthodique des retraductions apparaît avec la formation de la traductologie en tant que discipline dans les années 80 du 20e siècle. Cette étude des retraductions fait partie de ce qu’Antoine Berman appelait l’« archéologie de la traduction […], archéologie qui appartient à cette réflexion de la traduction sur elle-même » (Berman, Antoine. L’épreuve de l’étranger, Paris, Gallimard, 1984, p. 280). Notons qu’il existe deux modèles méthodologiques de base pour aborder les retraductions : la méthode régressive (ad fontes) qui permet de partir du moment présent et de reculer dans le temps, et la méthode progressive (ab initio) qui offre la possibilité d’avancer chronologiquement dans le temps et d’analyser le développement des retraductions de la première à la plus récente. La deuxième méthode peut mettre en lumière l’innovation non seulement sur le plan de la praxis, mais également sur le plan méthodologique même des analyses des retraductions, innovation offerte, entre autres, par les nouvelles technologies et les nouveaux contextes de production et de diffusion des textes.

Ainsi, notre journée d’étude s’intitule « Étude des retraductions comme archéologie et innovation en traductologie ». Nous invitons les participants à réfléchir – à partir d’études de cas – sur les questions en lien avec la retraduction. Que retraduit-on? Qui retraduit-on? Par qui retraduit-on? Pour qui retraduit-on? Quand retraduit-on? À quelle fréquence retraduit-on? Où retraduit-on? Pourquoi retraduit-on? Quels en sont les raisons et les buts? Comment retraduit-on? Peut-on dégager, à partir d’un corpus de retraductions d’une même œuvre, une taxinomie des retraductions?

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
manager icon Responsables :
Natalia TEPLOVA
section icon Date : 12 mai 2014

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