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Stephane Girard : Université de Hearst
Les œuvres littéraires de l’écrivaine et théoricienne française Christine Montalbetti, publiées entre 2001 et 2013 chez l’éditeur parisien P.O.L, font un usage étonnamment explicite de la modalisation dite autonymique : en effet, d’un ouvrage à l’autre, le narrateur y « parle tout en commentant en même temps sa parole en train de se faire » (selon la définition proposée par le linguistique Dominique Maingueneau de ce phénomène relatif à la subjectivité énonciative). Dans le cadre de cette communication, nous analyserons à la lumière des méthodes mises à notre disposition par la linguistique de l’énonciation les nombreux exemples de modalisation autonymique dans Le cas Jekyll (2010, P.O.L), livre dans lequel Montalbetti se propose d’adapter en un long monologue pour le théâtre la fameuse nouvelle de Robert Louis Stevenson mettant en scène le personnage du docteur Jekyll et de son double monstrueux, monsieur Hyde.
L’« ethos » discursif qui se dégage de ce bref ouvrage de l’auteure, c’est-à-dire l’image de soi projetée par une énonciation en constante réflexion sur elle-même, se trouve conséquemment marqué par une hétérogénéité fondamentale, la dichotomie au cœur de l’identité du personnage principal du récit (Hyde/Jekyll) faisant écho à ce télescopage du dramatique et du narratif inédit dans le parcours de l’auteure. Aussi Le cas Jekyll nous donnerait peut-être même la clé de toute la poétique romanesque de Montalbetti…
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