Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Antonella TASSINARI : Universidade Federal de Santa Catarina
Dans les dernières décennies, les projets d'éducation interculturelle au Brésil ont mis l'accent sur l'inclusion des savoirs autochtones dans les programmes scolaires. Bien que les processus d'apprentissage indigènes ont été reconnus par la loi, peu d'attention a été accordée à la compréhension des formes autochtones de transmission des savoirs. Basé sur des recherches de terrain parmi le peuple Galibi - Marworno du bassin de la riviére Uaçá (Amapá / Brésil ), cette communication vise à analyser certaines caractéristiques de la transmission de connaissances spécialisées entre les peuples amazoniens, en mettant l'accent sur les réseaux de transmission des savoirs de sages-femmes. L'objectif est d'examiner l'importance de l'"ouverture à l'autre " dans le réseau de transmition des savoirs - comme il a été suggéré par l'analyse de la mythologie sud-américaine et de la parenté-, en montrant que cela se produit grâce à l'inclusion d'un élément extérieur : les savoirs des autres, d'autres propriétaires de savoirs ou d'autres moyens/modes de transmission des savoirs. Nous avancerons que les anthropologues, les travaux universitaires, les écoles et les universités peuvent être considérées comme faisant partie de ces réseaux autochtones de transmission des savoirs.
Ce colloque vise à définir les défis mais aussi les projets possibles pour l’intégration et la reconnaissance des savoirs autochtones au sein des institutions dans différents secteurs de la société : éducation (cursus scolaires et universitaires, accès aux études supérieures), patrimoines (arts, langues, projets muséologiques), développement économique, utilisation du territoire (exploitation des ressources, foresterie, tourisme), environnement, recherche.
Avec un regard international, interdisciplinaire et interculturel, les conférenciers s’intéresseront aux théories autochtones de la connaissance, aux processus de transmission des savoirs, aux cosmologies locales, aux conceptions de l’enfance et de la personne ainsi qu’aux stratégies de diffusion des savoirs en dehors des réseaux de circulation locale. Quelle est la place des savoirs autochtones dans les études supérieures, la musique, les spectacles, les arts, le tourisme, les musées et les collections multimédias ? En quoi la recherche participative peut-elle favoriser une plus grande prise en compte de ces savoirs dans les institutions et participer au développement de nouvelles pratiques et politiques institutionnelles (écoles, universités, musées, etc.)? Organisé avec l’appui du Centre d’études et de recherches sur le Brésil (CERB) (www.unites.uqam.ca/bresil), le Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIÉRA) (www.ciera.ulaval.ca) et le Núcleo de Estudos Sobre Povos Indígenas (NEPI) (http://nepi.ufsc.br), ce colloque vise surtout à comparer les contextes autochtones au Brésil et au Québec, mais valorisera également une réflexion sur des expériences dans d’autres pays.