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Ursule Boyer-villemaire : UQAR - Université du Québec à Rimouski
Les villages faisant face aux aléas d'érosion côtière et de submersion sont nombreux dans l'Est du Québec. Pour identifier les stratégies d'adaptation prometteuses, il est nécessaire de se doter d'une méthode de diagnostic de vulnérabilité qui produise une vision d'ensemble soutenue par des informations crédibles visant à identifier les principaux facteurs de vulnérabilité. D'un point de vue écosociosystémique, les méthodes existantes présentent plusieurs limites : la négligence de l'aléas d'érosion, un contexte se limitant à un seul type de côte, à un seul système institutionnel, à une seule échelle organisationnelle et la négligence de plusieurs facteurs socio-économiques locaux, notamment les perceptions des citoyens. Le cadre choisi est : V(t) = I(t) – A(t-1), où la vulnérabilité V au temps t égale les impacts I au temps t moins les adaptations A au temps t-1. Le résultat principal consiste en une évaluation de la vulnérabilité intégrée des communautés côtières, développée en alliant la classification côtière géomorphologique, l'évolution historique des côtes, des sondages de perceptions, une cartographie interactive des enjeux et des fonctions du paysage, des entrevues semi-dirigées avec les décideurs locaux à nationaux et des recherches documentaires. Pour plus de robustesse, la méthode a été développée en se basant sur trois communautés similaires réparties au Québec, en Irlande du Nord et dans le Sud de l'Espagne.
Le colloque « Adaptation aux changements climatiques et à l’augmentation du niveau de la mer en zones côtières : une perspective globale » abordera la problématique grandissante des impacts subis par les zones côtières à la suite des changements climatiques, tels que l’augmentation du niveau de la mer, l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements météorologiques extrêmes et le changement des conditions hivernales dans les hautes latitudes.
L’adaptation spontanée ou planifiée s’effectue de manière très diverse, en fonction de la vulnérabilité du territoire, des écosystèmes et des activités humaines présentes sur celui-ci, ainsi que de la capacité d’adaptation des sociétés. La vulnérabilité, la capacité d’adaptation et la résilience sont fonction du contexte socioéconomique, démographique et institutionnel des sociétés côtières; elles ne peuvent donc être comprises qu’en considération du système socioécologique.
Le colloque abordera les questions théoriques concernant l’adaptation aux changements climatiques en zone côtière ainsi que des études de cas à travers le monde issues de travaux de recherche des conférenciers (Québec, Nouveau-Brunswick, France, Haïti, Sénégal, Bénin, Espagne, Irlande, etc.).
Les conférences étayeront des principes rendant possible une gestion efficace des impacts des changements climatiques en milieu côtier et aborderont les difficultés qu’elle rencontre en pratique : évaluation de la vulnérabilité et de la capacité adaptative, appréhension et gestion du risque, gestion intégrée des zones côtières, importance de la participation citoyenne à l’élaboration de plans d’adaptation, rôle de médiateur des universitaires, rôle de la législation, outils d’aide de prise de décision, etc.
L’orientation du colloque se veut interdisciplinaire. Les socioéconomiques et biophysiques revêtent tous une importance capitale dans l’adaptation des zones côtières aux impacts des changements climatiques.
Thème du colloque :