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Mélinda Noblet : Université de Picardie Jules-Verne
Le réchauffement climatique est un phénomène mondial qui nécessite une réponse globale. L'impératif aujourd'hui pour les communautés au Nord comme au Sud est de s'adapter aux impacts négatifs des changements climatiques. Dans le cadre de nos recherches doctorales nous avons mené une étude comparée sur l'adaptation au changement climatique entre un pays du Sud, le Sénégal et un pays du Nord, le Canada. L'objectif de cette recherche est de discuter les notions de développement, de vulnérabilité et d'adaptation en confrontant des problématiques environnementales similaires sur des territoires géographiquement différents, à niveaux de développement différents, tout en tenant compte du processus d'harmonisation des politiques climatiques qui pousse les États au Nord comme au Sud à prendre position et à se mettre en action. A travers notre étude empirique basée sur deux études de cas et privilégiant une méthode qualitative (analyse documentaire, observations participantes et entrevues semi-dirigées), nous pouvons montrer que la zone côtière sénégalaise est effectivement sensible au réchauffement climatique mais que la zone côtière canadienne l'est aussi, que le développement est une source de protection mais aussi de vulnérabilité. Nous viendrons ici confronter les notions de vulnérabilité au changement climatique et de vulnérabilisation des territoires engendrées par l'action menée par l'homme sur des territoires sensibles depuis des décennies au Sénégal comme au Canada.
Le colloque « Adaptation aux changements climatiques et à l’augmentation du niveau de la mer en zones côtières : une perspective globale » abordera la problématique grandissante des impacts subis par les zones côtières à la suite des changements climatiques, tels que l’augmentation du niveau de la mer, l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements météorologiques extrêmes et le changement des conditions hivernales dans les hautes latitudes.
L’adaptation spontanée ou planifiée s’effectue de manière très diverse, en fonction de la vulnérabilité du territoire, des écosystèmes et des activités humaines présentes sur celui-ci, ainsi que de la capacité d’adaptation des sociétés. La vulnérabilité, la capacité d’adaptation et la résilience sont fonction du contexte socioéconomique, démographique et institutionnel des sociétés côtières; elles ne peuvent donc être comprises qu’en considération du système socioécologique.
Le colloque abordera les questions théoriques concernant l’adaptation aux changements climatiques en zone côtière ainsi que des études de cas à travers le monde issues de travaux de recherche des conférenciers (Québec, Nouveau-Brunswick, France, Haïti, Sénégal, Bénin, Espagne, Irlande, etc.).
Les conférences étayeront des principes rendant possible une gestion efficace des impacts des changements climatiques en milieu côtier et aborderont les difficultés qu’elle rencontre en pratique : évaluation de la vulnérabilité et de la capacité adaptative, appréhension et gestion du risque, gestion intégrée des zones côtières, importance de la participation citoyenne à l’élaboration de plans d’adaptation, rôle de médiateur des universitaires, rôle de la législation, outils d’aide de prise de décision, etc.
L’orientation du colloque se veut interdisciplinaire. Les socioéconomiques et biophysiques revêtent tous une importance capitale dans l’adaptation des zones côtières aux impacts des changements climatiques.
Thème du colloque :