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Rachel Chouinard : Université de Montréal
La maltraitance durant l’enfance semble associée à une dérégulation émotionnelle et à évitement des émotions négatives une fois à l’âge adulte, ce qui laisse supposer une moins bonne tolérance et mentalisation de ces émotions. Comme la recherche concernant la mentalisation des affects en est encore à ses débuts, il est pertinent de chercher à mieux comprendre les impacts des différents types d’abus sur le niveau de mentalisation de différents affects spécifiques. Dans la présente étude, 30 clients de la Clinique universitaire de Psychologie de l’Université de Montréal (moyenne d’âge : 30 ans, 73% de femmes) ont répondu au Childhood Trauma Questionnaire, et ont ensuite abordé en entrevue, à travers deux vignettes, des expériences interpersonnelles liées à la tristesse. Le discours des participants a été analysé grâce à la Grille d’élaboration verbale des affects, permettant de déterminer la qualité de la de mentalisation des affects, de même que la Mesure pour l’identification des contenus affectifs, permettant de déterminer la fréquence d’affects spécifiques dans le discours. Les résultats montrent notamment que l’abus sexuel et l’abus physique sont apparus comme liés à la fréquence du dégoût envers les autres (r = 0,61 et r = 0,53; p < 0,01). L’abus physique est également associé à la fréquence de la colère envers les autres (r = 0,44; p < 0,05), et la négligence physique est apparue comme corrélée négativement à la fréquence de la joie (r = -0,37; p < 0,05).
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