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Chantal Paquin : UQAM - Université du Québec à Montréal
La dépression maternelle (DM) a des effets sur le développement cognitif de l'enfant. Quelques études ont montré l'effet positif des services de garde sur le développement cognitif d'enfants de milieux défavorisés. Au-delà des habiletés cognitives, la motivation intrinsèque de l'enfant envers l'école joue aussi un rôle sur la réussite scolaire. Notre étude cherche à évaluer si différentes caractéristiques des services de garde modifient l'association entre la DM et la motivation intrinsèque des enfants de 7 ans. Les participants (n= 1275) ont été suivis dans le cadre de l'Enquête Longitudinale du Développement des Enfants du Québec (ELDEQ). Deux trajectoires des symptômes dépressifs des mères ont été évaluées à partir du CES-D rapporté alors que l'enfant avait 5, 17, 41 et 60 mois. Le type (garderie,non maternelle et maternelle) et le temps passé au service de garde ont été collectés. Les enfants ont répondu à des questions posées par un intervieweur sur leur motivation intrinsèque face à l'école. Parmi les enfants ayant des mères dépressives ceux ayant fréquentés un service de garde à temps plein (M=8,32) ont une motivation intrinsèque plus élevée que ceux l'ayant fréquentés moins de 8h par semaine (M=7,80, p=0,05) ou qui ont augmenté leur fréquentation avec les années (M=7,74, p=0,02). Les services de garde permettent aux enfants de 7 ans de mères dépressives de développer leur motivation pour l'école, ce qui aura peut-être un impact sur leur réussite scolaire.
La motivation a des effets appréciables sur le développement physique, émotionnel, comportemental et cognitif des élèves (voir Pintrich, 2003) et des enseignants (Fernet et al., 2012). Par exemple, elle joue un rôle important dans le cheminement des élèves, leurs émotions, leurs apprentissages et leur réussite et persévérance scolaires (Wentzel & Wigfield, 2009). Pour les enseignants, la motivation est associée à des pratiques pédagogiques davantage centrées sur les besoins de l’élève (voir Pelletier et al., 2002), à un degré d’épuisement moindre (Fernet et al., 2012) et à une plus grande assiduité au travail (Fernet et al., 2008). Le but de ce colloque consiste à réunir des chercheurs et des étudiants issus de disciplines variées afin qu’ils diffusent les résultats de leurs plus récents travaux de recherche sur la motivation en contexte scolaire. Le colloque vise la pluralité, c’est-à-dire qu’il cherche à regrouper des travaux avec des assises théoriques (p. ex., théories de l’autodétermination, des buts d’accomplissement, de l’efficacité personnelle, des attentes et des valeurs, des émotions, de l’autorégulation, etc.), des clientèles (enseignants, directeurs d’école, élèves, etc.), des niveaux scolaires (primaire, secondaire, collégial, universitaire) et des matières scolaires (mathématiques, lecture, écriture, etc.) variés. Le colloque met également l’accent sur le potentiel de transférabilité des résultats des recherches (p. ex., implications pour la pratique professionnelle des enseignants). Le colloque débutera par une courte présentation de Frédéric Guay, professeur titulaire à l’Université Laval et spécialiste de la motivation et de la réussite scolaires. Plusieurs chercheurs et étudiants ont déjà confirmé leur présence. Une journée complète sera consacrée, entre autres, aux thèmes suivants :
1. La motivation des élèves et ses conséquences
2. La motivation des enseignants et les pratiques pédagogiques
3. La motivation des directeurs d’école
Thème du colloque :