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Olivier Mesly
La théorie du modèle consolidé de prédation stipule que les personnes de quelque acabit que ce soit adoptent ou une position de prédateur ou une position de proie, ou alors un mélange des deux. Tous connaissent le rôle des prédateurs financiers qui font la manchette soit aux États-Unis (Madoff) soit au Canada (Vincent Lacroix). Cependant, la prédation peut aussi avoir lieu dans les Cours de la famille. Notre étude en marketing neurobiologique montre que le cerveau est organisé selon les deux positions de prédateur et de proie, et applique ce concept dans les Cours de la famille ou plus souvent qu'autrement les juges et avocats pénalisent les enfants à coup de jugements arbitraires dans le seul but apparent de soutirer le maximum du parent qui n'a pas la garde, agissant ainsi en prédateur typique.
Ce colloque vise une réflexion interdisciplinaire sur les rapports complexes qui s’établissent entre violence et société. Bien qu’elle puisse parfois procéder d’un acte physique individuel, la violence, de par sa nature même, s’avère un phénomène éminemment social. Qu’elle se manifeste de façon concrète, par des sévices exercés sur soi-même ou infligés à autrui, ou de façon plus abstraite, par des formes de surveillance et de punition sanctionnées par l’État, la violence se cristallise souvent autour de rapports sociaux marqués par la tension. Or, l’analyse de ces mêmes rapports révèle, d’une part, les différentes manifestations de la violence, et d’autre part, comment la violence se conceptualise et parvient à s’ériger en système. Une telle analyse soulève inévitablement des questions auxquelles ce colloque se donne comme objectif de répondre : pourquoi la violence s’établit-elle dans certaines situations comme la norme? Quelles sont les conditions sociales qui favorisent l’exercice de la violence? Comment les groupes sociaux justifient-ils dans certains cas l’usage de la violence? Qu’est-ce qui distingue la violence du Mal? Quelles sont les répercussions de notre constante confrontation à la violence sur la sphère socioculturelle? Assiste-t-on à sa banalisation? Les multiples représentations de la violence sur nos écrans, en littérature, dans les arts visuels sont-elles le reflet fidèle de la réalité ou plutôt une volonté d’exorciser un mal ontologique, de « dire une faille » comme l’avançait Paul Ricœur?
À partir d’une perspective interdisciplinaire – historique, sociologique, philosophique, artistique, littéraire, cinématographique, théologique, etc. –, ce colloque abordera, entre autres, les thèmes suivants :
– violence entre les groupes et construction de l’identité
– violence et concepts du Mal
– violence en tant que stratégie de résistance
– violence étatique et construction de la nation
– crime et châtiment
– représentations socioculturelles de la violence.
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