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Marie Beaugeard : AECOM
Plusieurs clauses de développement durable ont été intégrées au contrat d'acquisition des trains AZUR par la STM auprès du fournisseur Consortium Bombardier Alstom (CBA).
Produire selon le principe d'analyse de cycle de vie
L'AZUR a fait l'objet d'une analyse de cycle de vie (ACV) respectant les principes de la norme ISO 14044 et d'une écoconception respectant la norme ISO 14062. Un éco-bilan conduira à une déclaration environnementale de type III du produit selon la norme ISO14025. CBA doit
également fournir un plan de mise en valeur des composantes et de démantèlement du train, devant être conforme au principe des 3RV-E.
Opérer en pensant au développement durable
Les principaux lieux d'activités de fabrication de l'AZUR doivent implanter un système de management environnemental selon la norme ISO 14001 et respecter la norme de responsabilité sociétale SA 8000. La STM effectue un suivi vis-à-vis de CBA par les plans de management environnemental et en réalisant des audits ciblés basés sur les guides du CPEQ, BNQ 2011 et les critères du GRI.
Gérer de manière durable les trains MR-63
Une consultation des parties intéressées a permis de déterminer les enjeux stratégiques, opportunités et contraintes face à la valorisation des trains MR-63 rendus en fin de vie utile. Une caractérisation des matières composant les voitures ainsi qu'un balisage auprès d'autres sociétés de transport ont servi à établir un plan de valorisation et à répertorier les meilleures pratiques dans le monde.
L’idée est belle, mais la réalité est têtue. Depuis plus de 40 ans, on cherche dans tous les secteurs de l’activité humaine à réduire les impacts environnementaux et sociaux du développement économique, sans toutefois réduire ses avantages et l’accès des plus démunis à ces derniers. Au fil du temps, le développement durable (DD) a su s’imposer comme concept fédérateur et populaire. Des outils comme l’évaluation environnementale, l’analyse de cycle de vie, l’écoconception, l’efficacité énergétique, les bilans carbone ont été développés et se sont répandus dans l’intention explicite de favoriser de meilleures pratiques de production et de consommation pour le DD.
Cela est-il suffisant? Le DD est-il mis en œuvre efficacement? Comment en mesurer la performance sur des objectifs complexes et dans un environnement social changeant? Peut-on opérationnaliser le DD alors que la recherche est généralement financée en silos?
Une approche judicieuse pour mettre en œuvre le DD dans les principaux secteurs économiques du Québec est de susciter la concertation et la collaboration d’acteurs issus de milieux différents. Cependant, cette approche holistique est empreinte d’obstacles et de défis liés au manque de financement pour les projets de recherche interdisciplinaire et au manque de temps pour coopérer avec d’autres acteurs.
Pour pallier ces difficultés, plus de 70 chercheurs sensibles à la question et issus de différents collèges et universités du Québec se sont rassemblés depuis mai 2013 pour créer le Centre interdisciplinaire de recherche sur l’opérationnalisation du développement durable (CIRODD), un regroupement stratégique financé par les Fonds de recherche québécois Nature et technologies (FRQNT) et Société et culture (FRQSC). Son mandat est colossal : agir à titre de plateforme de recherche interdisciplinaire favorisant l’échange entre chercheurs et utilisateurs (commerces, industries, gouvernement) du DD.
Ce premier colloque CIRODD présenté dans le cadre du 82e congrès de l’ACFAS est divisé en trois sessions. La session principale intitulée « Comment opérationnaliser le développement durable? » vise à dresser un état des lieux des outils DD. Des exemples pratiques de leur application et des pistes de recherche à prioriser pour améliorer leur efficacité et leur complémentarité seront ensuite présentés. Une deuxième session intitulée « Les symbioses industrielles comme outil d’amélioration durable de la performance économique et environnementale » vise à discuter des défis et enjeux de l’implantation des démarches de symbioses industrielles au Québec et dans le monde. Une troisième session intitulée « Des innovations pour le développement durable : réflexions et retour d’expériences » vise à lancer un cycle de réflexion sur l’identification de mécanismes, actions et politiques susceptibles de guider le processus d’innovation pour en assurer la pérennité.
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