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Le rapport de la Commission royale d'enquête sur l'enseignement dans la province de Québec, publié entre 1963 et 1966 et mieux connu sous l'appellation de «Rapport Parent», est à la fois le résultat d'une longue préparation et la source d'un héritage durable. Tout au long des années 1950, un débat de société tenace met en cause l'éducation québécoise, en dénonce les carences, en recherche l'amélioration. De multiples idées de changements font irruption dans l'espace public. Pendant la même période, des voix de plus en plus insistantes réclament une grande enquête publique sur l'enseignement afin d'en préparer une réforme en profondeur. Tout cela conduit à la création, en 1961, de la Commission Parent qui mènera à son tour son propre débat de société. Par les cinq volumes de son rapport, la Commission fera fructifier tout un capital d'idées et de propositions développé depuis une décennie. Surtout, sa propre réflexion proposera une synthèse ordonnée, une nouvelle vision de l'éducation dans son rapport à la société et, en particulier, cinq grands apports qui réformeront en profondeur de l'éducation québécoise et lui donneront des traits structurants encore présents aujourd'hui.
Au cours des années 1960, dans la foulée de la publication du rapport de la Commission royale d’enquête sur l’enseignement dans la province de Québec (rapport Parent), le gouvernement québécois a entrepris une réforme majeure du système d’éducation, jusqu’alors pris en charge principalement par l’Église, afin d’en démocratiser l’accès. Le gouvernement adopte alors progressivement une série de lois qui conduisent, notamment, à la création du ministère de l’Éducation par l’Assemblée nationale (13 mai 1964) et à la création du Conseil supérieur de l’éducation cette même année.
Ce 50e anniversaire constitue l’occasion de mettre en lumière le chemin parcouru en matière d’éducation, tant sur le plan de la scolarisation de la population québécoise, sur le plan politique et administratif, que sur celui de l’avancement de la recherche en éducation. Il constitue également l’occasion de faire un bilan du système d’éducation québécois et des défis qui attendent la société québécoise et les partenaires de l’éducation pour les prochaines années.
De fait, la société québécoise doit relever les défis du 21e siècle à la fois au niveau national et international, par exemple : la richesse de l’apport de l’immigration au Québec et la situation particulière de la langue française au Québec; l’importance du savoir, de la créativité et de l’innovation notamment technologique; la nécessité de l’apprentissage tout au long de la vie; les enjeux incontournables du développement durable et de l’évolution démographique (Conseil supérieur de l’éducation, 2010). Dans cette perspective, le système d’éducation québécois doit continuer de se positionner parmi les plus performants au monde.
Ce colloque fournira un espace d’échange et de discussion entre les partenaires afin de réfléchir collectivement aux fondements et aux visées de l’éducation pour l’avenir.