Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Marie-Philippe Priouzeau : Université de Montréal
L'hétérogénéité au sein de la population des décrocheurs a conduit plusieurs chercheurs à étudier les déterminants du décrochage selon une approche typologique. Les typologies qui en résultent identifient un groupe de décrocheurs dont le profil scolaire se distingue peu de celui des diplômés et qui sont par conséquent difficilement identifiés par les milieux scolaires. Pour Janosz et son équipe (2000), ces élèves qu'ils qualifient de «discrets», représentent près de 40% des décrocheurs. Sur la base du suivi longitudinal (5 ans) d'une cohorte de 266 élèves (56% de filles, âge moyen de 13 ans) présentant un profil « discret» en première secondaire,la présente étude vise d'abord à améliorer la sensibilité et la spécificité des outils de dépistage, plus particulièrement pour ce groupe d'élèves, en identifiant, au moyen de régressions logistiques, les variables individuelles, sociales ou familiales qui permettent de mieux prédire s'ils décrocheront avant l'obtention de leur diplôme. Ensuite,considérant que 51% des élèves au profil discret au début du secondaire présentent un profil autre deux ans plus tard (soit désengagé, sous-performant ou inadapté),nous explorons l'hypothèse selon laquelle le profil des futurs décrocheurs varie dans le temps etreflète les étapes de désengagement scolaire, témoignant de l'aggravation du rapport entre l'élève et son expérience scolaire. Les implications pour l'intervention préventive en matière de persévérance scolaire sont discutées.
La motivation a des effets appréciables sur le développement physique, émotionnel, comportemental et cognitif des élèves (voir Pintrich, 2003) et des enseignants (Fernet et al., 2012). Par exemple, elle joue un rôle important dans le cheminement des élèves, leurs émotions, leurs apprentissages et leur réussite et persévérance scolaires (Wentzel & Wigfield, 2009). Pour les enseignants, la motivation est associée à des pratiques pédagogiques davantage centrées sur les besoins de l’élève (voir Pelletier et al., 2002), à un degré d’épuisement moindre (Fernet et al., 2012) et à une plus grande assiduité au travail (Fernet et al., 2008). Le but de ce colloque consiste à réunir des chercheurs et des étudiants issus de disciplines variées afin qu’ils diffusent les résultats de leurs plus récents travaux de recherche sur la motivation en contexte scolaire. Le colloque vise la pluralité, c’est-à-dire qu’il cherche à regrouper des travaux avec des assises théoriques (p. ex., théories de l’autodétermination, des buts d’accomplissement, de l’efficacité personnelle, des attentes et des valeurs, des émotions, de l’autorégulation, etc.), des clientèles (enseignants, directeurs d’école, élèves, etc.), des niveaux scolaires (primaire, secondaire, collégial, universitaire) et des matières scolaires (mathématiques, lecture, écriture, etc.) variés. Le colloque met également l’accent sur le potentiel de transférabilité des résultats des recherches (p. ex., implications pour la pratique professionnelle des enseignants). Le colloque débutera par une courte présentation de Frédéric Guay, professeur titulaire à l’Université Laval et spécialiste de la motivation et de la réussite scolaires. Plusieurs chercheurs et étudiants ont déjà confirmé leur présence. Une journée complète sera consacrée, entre autres, aux thèmes suivants :
1. La motivation des élèves et ses conséquences
2. La motivation des enseignants et les pratiques pédagogiques
3. La motivation des directeurs d’école