Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
André Porlier : STM - Société de transport de Montréal
En 2005, la STM mena un projet pilote sur l'utilisation pour ses bus du biodiesel (B5) à base de GAHU. Elle a ainsi pu ouvrir le marché québécois de ce type de biodiesel en 2007. Par la suite, la Ville de Montréal et les 8 autres sociétés de transport du Québec se sont jointes à la STM pour acheter plus de 130 millions de litres de biodiesel annuellement.
Lors du renouvèlement du contrat d'approvisionnement, la STM a mandaté le Groupe AGÉCO pour effectuer une analyse préliminaire des impacts environnementaux et sociaux associés à la production et à l'utilisation des trois types de biodiesel disponibles sur le marché québécois (biodiesel à base d'huile de palme, de soya et de GAHU).
L'étude a été menée en combinant les résultats d'une analyse du cycle de vie environnementale et sociale déjà réalisée avec une analyse socioéconomique traditionnelle qui a permis de mieux saisir le contexte et de donner un sens opérationnel aux informations découlant de l'ACV. En effet, sur la toile de fond du recours au biodiesel d'origine végétale se trouvait le débat sur le détournement dans les pays émergents de cultures à des fins alimentaires vers la production de biocarburants.
Conclusion de l'étude : en attendant la mise sur le marché de biocarburants de 2e et 3e génération, le GAHU demeure la meilleure option. Pour garder le marché ouvert, l'appel d'offres a offert une marge préférentielle pour le GAHU, et exigé que le biodiesel à base d'huile végétale provienne du Canada ou des É.U.
L’idée est belle, mais la réalité est têtue. Depuis plus de 40 ans, on cherche dans tous les secteurs de l’activité humaine à réduire les impacts environnementaux et sociaux du développement économique, sans toutefois réduire ses avantages et l’accès des plus démunis à ces derniers. Au fil du temps, le développement durable (DD) a su s’imposer comme concept fédérateur et populaire. Des outils comme l’évaluation environnementale, l’analyse de cycle de vie, l’écoconception, l’efficacité énergétique, les bilans carbone ont été développés et se sont répandus dans l’intention explicite de favoriser de meilleures pratiques de production et de consommation pour le DD.
Cela est-il suffisant? Le DD est-il mis en œuvre efficacement? Comment en mesurer la performance sur des objectifs complexes et dans un environnement social changeant? Peut-on opérationnaliser le DD alors que la recherche est généralement financée en silos?
Une approche judicieuse pour mettre en œuvre le DD dans les principaux secteurs économiques du Québec est de susciter la concertation et la collaboration d’acteurs issus de milieux différents. Cependant, cette approche holistique est empreinte d’obstacles et de défis liés au manque de financement pour les projets de recherche interdisciplinaire et au manque de temps pour coopérer avec d’autres acteurs.
Pour pallier ces difficultés, plus de 70 chercheurs sensibles à la question et issus de différents collèges et universités du Québec se sont rassemblés depuis mai 2013 pour créer le Centre interdisciplinaire de recherche sur l’opérationnalisation du développement durable (CIRODD), un regroupement stratégique financé par les Fonds de recherche québécois Nature et technologies (FRQNT) et Société et culture (FRQSC). Son mandat est colossal : agir à titre de plateforme de recherche interdisciplinaire favorisant l’échange entre chercheurs et utilisateurs (commerces, industries, gouvernement) du DD.
Ce premier colloque CIRODD présenté dans le cadre du 82e congrès de l’ACFAS est divisé en trois sessions. La session principale intitulée « Comment opérationnaliser le développement durable? » vise à dresser un état des lieux des outils DD. Des exemples pratiques de leur application et des pistes de recherche à prioriser pour améliorer leur efficacité et leur complémentarité seront ensuite présentés. Une deuxième session intitulée « Les symbioses industrielles comme outil d’amélioration durable de la performance économique et environnementale » vise à discuter des défis et enjeux de l’implantation des démarches de symbioses industrielles au Québec et dans le monde. Une troisième session intitulée « Des innovations pour le développement durable : réflexions et retour d’expériences » vise à lancer un cycle de réflexion sur l’identification de mécanismes, actions et politiques susceptibles de guider le processus d’innovation pour en assurer la pérennité.
Titre du colloque :
Thème du colloque :