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Yann Roche : UQAM - Université du Québec à Montréal
Face à l'augmentation du niveau de la mer et à la récurrence accrue d'évènements extrêmes tels les tsunamis, les mangroves sont de plus en plus vues comme une solution de mitigation idéale. Elles sont toutefois soumises de longue date à une importante déforestation sous l'effet de la pression démographique et d'un développement économique rarement soucieux de l'environnement. La présente communication constitue une étude de cas visant à démontrer dans quelle mesure un pays, en l'occurrence le Vietnam, identifié comme un des pays les plus exposés aux changements climatiques et à l'augmentation du niveau de la mer joue la carte de ses richesses naturelles pour faire face à la situation. Le cas du Vietnam est à la fois représentatif de la situation des pays subtropicaux où la mangrove a beaucoup reculé face à la pollution et à la surexploitation induites par un développement économique rapide, et atypique du fait des dégâts supplémentaires causés par la guerre du Vietnam et de la ferme volonté gouvernementale en faveur d'une protection mais aussi d'une reconstitution de l'écosystème. A travers les cas des mangroves de Xuan Thuy dans le delta du fleuve Rouge et de Can Gio dans le delta du Mékong, nous nous proposons d'analyser plus en détail les particularités des mangroves du Vietnam et de leur rôle dans la lutte aux changements climatiques.
Le colloque « Adaptation aux changements climatiques et à l’augmentation du niveau de la mer en zones côtières : une perspective globale » abordera la problématique grandissante des impacts subis par les zones côtières à la suite des changements climatiques, tels que l’augmentation du niveau de la mer, l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements météorologiques extrêmes et le changement des conditions hivernales dans les hautes latitudes.
L’adaptation spontanée ou planifiée s’effectue de manière très diverse, en fonction de la vulnérabilité du territoire, des écosystèmes et des activités humaines présentes sur celui-ci, ainsi que de la capacité d’adaptation des sociétés. La vulnérabilité, la capacité d’adaptation et la résilience sont fonction du contexte socioéconomique, démographique et institutionnel des sociétés côtières; elles ne peuvent donc être comprises qu’en considération du système socioécologique.
Le colloque abordera les questions théoriques concernant l’adaptation aux changements climatiques en zone côtière ainsi que des études de cas à travers le monde issues de travaux de recherche des conférenciers (Québec, Nouveau-Brunswick, France, Haïti, Sénégal, Bénin, Espagne, Irlande, etc.).
Les conférences étayeront des principes rendant possible une gestion efficace des impacts des changements climatiques en milieu côtier et aborderont les difficultés qu’elle rencontre en pratique : évaluation de la vulnérabilité et de la capacité adaptative, appréhension et gestion du risque, gestion intégrée des zones côtières, importance de la participation citoyenne à l’élaboration de plans d’adaptation, rôle de médiateur des universitaires, rôle de la législation, outils d’aide de prise de décision, etc.
L’orientation du colloque se veut interdisciplinaire. Les socioéconomiques et biophysiques revêtent tous une importance capitale dans l’adaptation des zones côtières aux impacts des changements climatiques.