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Les processus d'intégration des membres des élites issus d'une union mixte à la communauté anglophone de Québec : l'exemple de James MacPherson Le Moine (1825-1912)

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Alex Tremblay Lamarche : Université libre de Bruxelles / Université Laval

Résumé de la communication

Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, bon nombre de membres des élites issus de l'union d'un(e) franco-catholique et d'un(e) anglo-protestant(e) s'assimilent aux Canadiens français dans la ville de Québec. Au bout d'une ou deux générations, leur descendance ne parle souvent plus que le français et ne porte plus aucune trace de la mixité culturelle dont elle est issue. C'est le cas des enfants du premier ministre Félix-Gabriel, de ceux de l'écrivain Arthur Buies par exemple. Or, quelques-uns s'intègrent plutôt à la communauté anglo-protestante et y développent un large réseau. Afin de mieux comprendre ces processus d'intégration, nous nous proposons d'étudier le cas de James MacPherson Le Moine (1825-1912). Dans sa correspondance, ses mémoires et ses nombreux écrits, il appert que la religion dans laquelle il est élevé et que l'épouse qu'il choisit jouent un rôle majeur dans son intégration à la communauté anglophone de Québec. Ses origines mixtes amènent franco-catholiques et anglo-protestants à s'entrecroiser au sein de son réseau de sociabilité. Le cas de Le Moine apparaît donc particulièrement intéressant pour comprendre les dynamiques d'inclusion et d'exclusion au sein de la communauté anglophone de Québec au tournant du XXe siècle, voire au sein des élites du Québec dans une plus large mesure. Qui plus est, il est révélateur des facteurs clefs favorisant l'intégration d'individus à une communauté anglophone dans un milieu largement canadien-français.

Résumé du colloque

Le thème du colloque porte sur la diversité des communautés d’expression anglaise du Québec et les défis que cela représente en termes d’inclusion à la société québécoise et de mobilisation des ressources. Ces communautés doivent, en effet, œuvrer dans un contexte politique changeant tout en faisant face elles-aussi à la diversité ethnique, religieuse, linguistique et géographique de leurs membres. Elles sont aussi traversées par des problématiques de différenciations en termes de classe sociale et de genre. Ce colloque entend rassembler des communications portant sur divers aspects de la diversité chez ces communautés. Il sera aussi l’occasion de réfléchir sur les écarts existants entre les caractéristiques sociodémographiques des anglophones du Québec, les représentations sociales des anglophones chez la majorité francophone et les définitions issues des cadres législatifs provincial et fédéral qui les définissent tantôt en termes de minorité, de communauté(s), d’individus de langue maternelle anglaise ou de première langue officielle parlée. Il abordera la façon dont les membres des communautés anglophones sont continuellement amenés à renégocier leur(s) identité(s) et leur inclusion au sein de la société québécoise. Enfin,il tentera d’identifier les enjeux qui se dessinent autour des ressources qu’il faut mobiliser pour continuer à offrir et adapter des services à ces communautés tout en contribuant au développement de la société québécoise et de ses propres défis d’inclusion et de francisation.

Nous souhaitons remercier le comité scientifique qui a participé à l’élaboration du programme, soit Lorraine O’Donnell, Ph. D.; Anne Robineau, Ph. D.; Cheryl Gosselin,Ph. D.; et Paul Zanazanian, Ph. D.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 12 mai 2014

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