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Les théories de la relation et de l'incarnation chez Ockham et Auriol

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Aline MEDEIROS RAMOS : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Dans son essai “Nominalism”,Geach attaque le nominalisme d'Ockham, disant qu'il implique une christologie qui est philosophiquement faible et hérétique.D'après Geach, l'argument d'Ockham selon lequel il n'existe pas de choses relatives vraiment distinctes des choses absolues ne permet pas qu'il endosse une position catholique canonique de la trinité et de la christologie.En 1982,Adams répond à l'objection de Geach concernant la théorie de la relation d'Ockham et la défend du nestorianisme que Geach lui avait attribué.Le nestorianisme est la doctrine selon laquelle, en Christ, il y a deux natures (humaine et divine),mais aucune unité réelle de ces natures.Cette doctrine est intéressante car elle nous mène à considérer comment deux natures peuvent constituer une seule personne.D'un point de vue métaphysique, ce qui est le plus curieux est le genre de constitution des natures dont on a besoin pour que Christ soit vu comme une seule personne ou un seul suppositum.Vu que Adams a déjà défendu Ockham (et les nominalistes en général) des accusations de Geach, et vu que les philosophes qui ont des ontologies réalistes ne subissent pas les mêmes accusations (dû à la plasticité de leur ontologie),il reste à voir si les conceptualistes, tel que Pierre Auriol, pourrait être des cibles des attaques tels que ceux de Geach.Pour ce faire, on doit comprendre la nature des positions conceptualistes et, ensuite, évaluer leur christologie.C'est cela que je propose de faire à mon étude.

Résumé du colloque

L’amorce de toute philosophie semble être l’expression d’un état de crise. De la crise de la démocratie athénienne sans cesse ressassée par Platon à celle des sciences européennes théorisée par Husserl, de la crise qui ébranle l’autorité des Anciens au moment où la modernité prend un certain essor à la crise de cette modernité même qui s’exprime chez ceux qui proclament l’imminence de son dépassement, chaque fois il semble que l’urgence de philosopher soit l’effet d’une crise qu’on s’efforce de penser et à laquelle il faut réagir.

Tantôt c’est la philosophie elle-même qui se sent en crise et qui cherche à définir les conditions de légitimité de sa pratique – par exemple sous la forme de la critique kantienne; tantôt la philosophie met le monde qui l’entoure en crise parce qu’elle trouve qu’il ne s’interroge pas assez sur son ordre établi – comme dans l’annonce nietzschéenne de la mort de Dieu; tantôt enfin la philosophie s’offre comme réponse à une crise qui sème l’insécurité − on peut alors penser à la philosophie hobbesienne face à la guerre civile qui sévit en Angleterre. La crise, qu’elle soit à l’échelle individuelle, sociale ou qu’elle affecte l’être en son entier, commande l’urgence de philosopher.

Les questions qui sont ouvertes par ce thème sont nombreuses et cherchent à rendre possible la constitution d’échanges féconds entre philosophes issus de toutes les spécialisations et de toutes les écoles. De quelle crise le besoin exprimé par la société civile pour l’éthique est-il le symptôme? De quels types de crise la philosophie peut-elle être victime? Quels réconforts ou solutions peut-elle offrir lorsque le monde est en crise? Comment peut-elle accompagner les autres disciplines dans les soubresauts de légitimité qu’elles subissent? Les crises n’ont-elles que des aspects négatifs? Comment penser leur utilité? On le voit, ce thème peut être déployé de manière à interpeller tous les champs de la philosophie telle qu’elle se pratique aujourd’hui.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 12 mai 2014

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