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L'UQAM, une institution universitaire pionnière en renouvellement de la recherche partenariale

JF

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Jean-Marc Fontan : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

L'Université du Québec à Montréal est du nombre des nouvelles universités qui s'implantent au Nord et au Sud au fil de la décennie des années 1960. Dans cette présentation nous nous attarderons sur deux éléments.

Premièrement, le développement de la recherche action, collaborative ou partenariale à l'UQAM découle d'une longue tradition historique. Nous revisiterons ce paradigme en insistant sur le fait qu'il tente d'institutionnaliser une façon alternative de considérer la relation de responsabilité et d'engagement existant entre la science et la société.

Deuxièmement, nous nous attarderons sur deux domaines d'expérimentation au nombre des initiatives uqamiennes qui ont contribué à la reconnaissance de la recherche partenariale vis-à-vis la recherche fondamentale. Le premier relève de l'engagement de chercheurEs dans le développement de l'économie sociale et solidaire. Le deuxième est lié aux travaux récents réalisés au Centre de recherche sur l'innovation sociale (CRISES) en lien avec la mise en place de nouveaux dispositifs de croisement des savoirs, en l'occurrence : l'incubation universitaire, l'encadrement de chercheurEs en milieu communautaire, la liaison et le transfert de connaissances territorialisées en économie sociale et le développement de laboratoires vivants.

Nous terminerons en soulevant l'importance d'institutionnaliser ces innovations sociales de sorte qu'elles puissent appuyer un processus progressiste, solidaire, écologique et démocratique de transformation sociétale.

Résumé du colloque

Certains objets des sciences sociales appellent des approches partenariales en recherche et en diffusion et transfert des connaissances. La recherche-action est reconnue comme méthodologie dans les sciences sociales, mais, depuis quelque temps, on va au-delà avec une approche plutôt partenariale où les problématiques de la recherche sont définies conjointement par les acteurs et les chercheurs. La coconstruction de la connaissance n’est pas qu’un processus, elle est aussi une nouvelle épistémologie. Le partenariat en recherche et en transfert de connaissances s’appuie sur une double transversalité : d’une part, entre milieux de la pratique et milieux de la recherche scientifique, et d’autre part, entre les organismes ou acteurs qui partagent une préoccupation pour l’objet en question, sans pour autant que leur activité principale y soit dédiée (ex. : syndicats, entreprises publiques, économie sociale, etc.). Quelles sont les caractéristiques des objets des sciences sociales qui exigent plus particulièrement un mode partenarial? Qu’est-ce que ce partenariat a apporté à ces objets? Comment fonctionnent ces circuits de coconstruction de savoirs?

La première séance sera une table ronde avec des représentants de centres de liaison et de transfert (CLT), d’organismes de liaison et de transfert en innovation sociale (OLTIS) et de représentants en provenance du secteur public et d’économie sociale. La seconde séance (présentations orales) sera animée par des chercheurs et un praticien qui ont participé à des projets de recherche partenariale. La troisième séance sera une table ronde sur la recherche partenariale et le transfert de connaissances avec des représentants d’un ministère, d’une société d’État et de deux secteurs en économie sociale, soit la finance solidaire et le logement.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 12 mai 2014

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