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Jo-Anni Joncas : Université de Sherbrooke
Cette communication expose les résultats d'une recherche sur l'expérience scolaire de persévérants universitaires des Premières Nations, en mettant l'accent sur un outil de collecte de données adapté. La réussite scolaire des Premières Nations est en deçà des populations non autochtones. Au niveau postsecondaire, la principale différence entre ces populations réside dans la proportion de diplômés universitaires. En 2011, 8,7 % des Premières Nations du Canada avaient un grade universitaire comparativement à 26,5 % de la population non autochtone. Se basant sur les théories de l'action, cette recherche accorde une grande importance aux acteurs impliqués. Elle utilise des méthodes de collecte de données inspirées du paradigme de recherche autochtone qui privilégie la production de savoirs de concert avec les acteurs. Plus spécifiquement, la méthode du dessin-entretien a été utilisée. Elle a été développée afin de respecter le style de communication des minorités ethniques pour qui le silence, la narration en groupe et les représentations visuelles ont une grande importance. Elle se déroule dans un processus cyclique qui permet un temps de réflexion personnelle et d'échanges entre les participants. Les résultats permettent de comprendre comment ces persévérants construisent et donnent un sens à leur expérience scolaire.
Ce colloque vise à définir les défis mais aussi les projets possibles pour l’intégration et la reconnaissance des savoirs autochtones au sein des institutions dans différents secteurs de la société : éducation (cursus scolaires et universitaires, accès aux études supérieures), patrimoines (arts, langues, projets muséologiques), développement économique, utilisation du territoire (exploitation des ressources, foresterie, tourisme), environnement, recherche.
Avec un regard international, interdisciplinaire et interculturel, les conférenciers s’intéresseront aux théories autochtones de la connaissance, aux processus de transmission des savoirs, aux cosmologies locales, aux conceptions de l’enfance et de la personne ainsi qu’aux stratégies de diffusion des savoirs en dehors des réseaux de circulation locale. Quelle est la place des savoirs autochtones dans les études supérieures, la musique, les spectacles, les arts, le tourisme, les musées et les collections multimédias ? En quoi la recherche participative peut-elle favoriser une plus grande prise en compte de ces savoirs dans les institutions et participer au développement de nouvelles pratiques et politiques institutionnelles (écoles, universités, musées, etc.)? Organisé avec l’appui du Centre d’études et de recherches sur le Brésil (CERB) (www.unites.uqam.ca/bresil), le Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIÉRA) (www.ciera.ulaval.ca) et le Núcleo de Estudos Sobre Povos Indígenas (NEPI) (http://nepi.ufsc.br), ce colloque vise surtout à comparer les contextes autochtones au Brésil et au Québec, mais valorisera également une réflexion sur des expériences dans d’autres pays.
Thème du colloque :