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Honoré Yao Doh : Centre d'études nordiques - Université Laval
La déforestation est réelle en Côte d’Ivoire. Pour protéger les forêts, l’État ivoirien a adopté une politique de création de parcs nationaux qu’il gère de manière exclusive. Les résultats de cette gestion ont été mitigés, car les populations arrivent souvent à s’installer au cœur de ces espaces protégés. Aujourd’hui, l’État change son fusil d’épaule pour associer la population dans la gestion des forêts par le classement de forêt en Réserve Nationale Volontaire (RNV). C’est le cas de la Forêt des Marais Tanoé-Ehy (FMTE) qui passe par un processus de transformation en RNV. Dans une approche «forces et faiblesses», cet article analyse les retombées de la transformation de la FMTE en RNV sur le plan de la sécurité alimentaire. En termes de forces, le maintien de la FMTE permettra à cette dernière de toujours jouer un rôle prépondérant dans la sécurité alimentaire. En effet, la FMTE fournit d’importants produits forestiers non ligneux comme les plantations agricoles aménagées, les produits de chasse et de pêche. Elle favorise également la pluie pour une bonne productivité agricole et de pêche. En termes de faiblesse, cette transformation engendre des problèmes d’accessibilité alimentaire pour certaines familles dont les plantations se trouvent à l’intérieur de la zone à protéger de la FMTE. En réponse à cette faiblesse, un usage du plan foncier rural dans l’indemnisation en terre de ces familles pourra leur permettre d’avoir une accessibilité alimentaire durable.
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