pen icon Colloque
quote

Valoriser des savoirs et rapatrier des tubercules dans les Andes sud-péruviennes

IH

Membre a labase

Ingrid Hall : Université de Montréal

Résumé de la communication

Les paysans andins ont contribué à la création de près de 3800 variétés de pommes de terres à l'échelle régionale. Cet effort est désormais officiellement reconnu et valorisé par des institutions internationales, telle la Convention sur la Biodiversité, qui mettent en avant la reconnaissance des savoirs pour l'obtention de droits de propriété sur les matériaux végétaux. Dans ce cadre, le Centre International de la pomme de terre, un Groupement consultatif international de recherche agricole qui abrite la banque mondiale de germoplasme de pomme de terre, a mis en place au Pérou un vaste programme de « rapatriement » de ses collections auprès des paysans des régions où les différentes variétés ont été collectées dans les années 1970. Ce faisant, l'importance des savoirs paysans pour la création et la conservation de ces variétés est mise en exergue. Nous nous pencherons sur leur prise en compte dans les pratiques de conservation, sur les processus de documentation de ces savoirs et le rôle des différents partenaires impliqués dans ce processus. Le cas plus particulièrement traité est celui du Parc de la pomme de terre de Pisac, situé dans la région de Cusco dans les Andes péruviennes, où sont impliqués, outre les paysans des communautés locales, une ONG péruvienne et divers organismes. Nous mettrons en perspective la formulation et la mise en avant des savoirs paysans en dehors de la communauté avec les pratiques de transmission de ces mêmes savoirs en interne.

Résumé du colloque

Ce colloque vise à définir les défis mais aussi les projets possibles pour l’intégration et la reconnaissance des savoirs autochtones au sein des institutions dans différents secteurs de la société : éducation (cursus scolaires et universitaires, accès aux études supérieures), patrimoines (arts, langues, projets muséologiques), développement économique, utilisation du territoire (exploitation des ressources, foresterie, tourisme), environnement, recherche.

Avec un regard international, interdisciplinaire et interculturel, les conférenciers s’intéresseront aux théories autochtones de la connaissance, aux processus de transmission des savoirs, aux cosmologies locales, aux conceptions de l’enfance et de la personne ainsi qu’aux stratégies de diffusion des savoirs en dehors des réseaux de circulation locale. Quelle est la place des savoirs autochtones dans les études supérieures, la musique, les spectacles, les arts, le tourisme, les musées et les collections multimédias ? En quoi la recherche participative peut-elle favoriser une plus grande prise en compte de ces savoirs dans les institutions et participer au développement de nouvelles pratiques et politiques institutionnelles (écoles, universités, musées, etc.)? Organisé avec l’appui du Centre d’études et de recherches sur le Brésil (CERB) (www.unites.uqam.ca/bresil), le Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIÉRA) (www.ciera.ulaval.ca) et le Núcleo de Estudos Sobre Povos Indígenas (NEPI) (http://nepi.ufsc.br), ce colloque vise surtout à comparer les contextes autochtones au Brésil et au Québec, mais valorisera également une réflexion sur des expériences dans d’autres pays.

Contexte

section icon Thème du congrès 2014 (82e édition) :
La recherche : zones de convergence et de créativité
section icon Date : 12 mai 2014

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :