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Frejus Thoto : Actions pour l'Environnement et le Développement Durable - ACED
La variabilité et les changements climatiques constituent l'un des plus grands défis qui se posent aux communautés côtières. La zone côtière du Bénin subit déjà les effets négatifs en termes d'élévation du niveau de la mer, de variations importantes au niveau de la pluviométrie et de la température. Les communautés de pêcheurs de Grand-Popo et Ouidah dans le Sud-Ouest du Bénin, sont les plus touchées par ces effets et sont de plus en plus vulnérables. Cette étude a adopté une approche intégrée qui prend en compte aussi bien les facteurs biophysiques que socioéconomiques qui déterminent la vulnérabilité au sein d'une communauté ou d'un ménage. Ainsi, un indice de vulnérabilité des communautés de pêcheurs à la variabilité et aux changements climatiques a été développé afin de comparer et d'expliquer les niveaux de vulnérabilité. Les résultats de l'étude ont montré, pour les activités de pêche, que la commune de Grand-Popo est plus vulnérable à la variabilité et aux changements climatiques que la commune de Ouidah du point de vue de son niveau d'exposition, de sa sensibilité et de sa capacité d'adaptation. Ausein d'une communauté, une faible capacité d'adaptation ne traduit pas directement une grande vulnérabilité. C'est la combinaisonde l'exposition, de la sensibilité et de la capacité d'adaptation qui détermine la vulnérabilité. Les ménages avec une forte exposition, une forte sensibilité et une faible capacité d'adaptation ont une plus grande vulnérabilité.
Le colloque « Adaptation aux changements climatiques et à l’augmentation du niveau de la mer en zones côtières : une perspective globale » abordera la problématique grandissante des impacts subis par les zones côtières à la suite des changements climatiques, tels que l’augmentation du niveau de la mer, l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements météorologiques extrêmes et le changement des conditions hivernales dans les hautes latitudes.
L’adaptation spontanée ou planifiée s’effectue de manière très diverse, en fonction de la vulnérabilité du territoire, des écosystèmes et des activités humaines présentes sur celui-ci, ainsi que de la capacité d’adaptation des sociétés. La vulnérabilité, la capacité d’adaptation et la résilience sont fonction du contexte socioéconomique, démographique et institutionnel des sociétés côtières; elles ne peuvent donc être comprises qu’en considération du système socioécologique.
Le colloque abordera les questions théoriques concernant l’adaptation aux changements climatiques en zone côtière ainsi que des études de cas à travers le monde issues de travaux de recherche des conférenciers (Québec, Nouveau-Brunswick, France, Haïti, Sénégal, Bénin, Espagne, Irlande, etc.).
Les conférences étayeront des principes rendant possible une gestion efficace des impacts des changements climatiques en milieu côtier et aborderont les difficultés qu’elle rencontre en pratique : évaluation de la vulnérabilité et de la capacité adaptative, appréhension et gestion du risque, gestion intégrée des zones côtières, importance de la participation citoyenne à l’élaboration de plans d’adaptation, rôle de médiateur des universitaires, rôle de la législation, outils d’aide de prise de décision, etc.
L’orientation du colloque se veut interdisciplinaire. Les socioéconomiques et biophysiques revêtent tous une importance capitale dans l’adaptation des zones côtières aux impacts des changements climatiques.